09.07.2011
L'Alliance républicaine, écologiste et sociale lance son site internet (mise à jour)
Les quatre co-présidents de L'Alliance ont lancé la nouvelle confédération centriste devant 3000 militants réunis à Epinay-sur-Seine.
- Site internet officiel de l'Alliance
- L'Alliance républicaine, écologiste et sociale sur Wikipédia
- L'Alliance sur Facebook
- L'Alliance sur le site de France Politique
- L'Alliance sur le site de La Gauche moderne
- Discours de Jean-Louis Borloo sur le site du Parti radical
- Discours d'Hervé Morin sur le site du Nouveau Centre
16:55 Publié dans Centrisme, L'Alliance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : borloo, morin, charette, bockel, parti radical, nouveau centre, la gauche moderne
05.07.2011
DSK vainqueur au 2nd tour... faut-il encore y croire ?
Depuis la reprise de mes parutions sur ce blog, je ne suis pas intervenu sur la fameuse affaire DSK. Peut-être parce qu'elle est pour moi une source de très grande déception.
En effet, je suis dans le camp des déçus. Déçu du bayrouisme, déçu du sarkozysme, déçu aussi si je remonte à un peu plus loin par l'échec du jospinisme à rénover profondément le PS. Déçu en gros d'avoir cru possible à plusieurs reprises à la synthèse entre l'efficacité politique de l'un des deux grands camps et la sagesse des valeurs et des méthodes d'action politique centristes.
Alors, en voyant caracoler DSK dans les sondages pendant plusieurs mois, je me suis pris à rêver d'une élection présidentielle où je pourrais voter deux fois en faveur d'une évolution de notre classe politique, vers ce que je conçois comme la voie de la modernité et du réalisme. En votant centriste au premier tour et faire ainsi pression à droite. Et en l'espèce une candidature Borloo serait la meilleure carte à jouer pour moi. Puis en votant "gauche moderne" au second tour, pour mettre sa claque à la droite Sarkozy, tout en envoyant de sincères encouragements à une gauche "libérée" qu'aurait incarné DSK.
Cela dit, tout en étant déjà sur mon petit nuage, je n'ai jamais totalement sous-estimé les failles de DSK. D'abord sur son style amerloque. Je ne fais pas référence à son passage au FMI, mais bien à son discours un peu trop sûr de lui et marketé qui me rappelle la communication des eighties, accessible mais simpliste et qui ne colle plus avec notre époque toute en subtilité.
Le plus mauvais exemple en la matière reste son DVD "L’Europe passe par le oui" réalisé à l'occasion du référendum de 2005. Je ne me souviens plus trop du fond du discours, mais sur la forme, quelle catastrophe... Aussi humain qu'un baril de lessive emballé de papier glacé, DSK aura rarement été aussi mauvais et à côté de la plaque...
Et puis, sur le personnage lui même, il se trouve que j'ai dans mes connaissances, une jeune femme qui a succombé à ses charmes il y a une dizaine d'année. Si je n'ai pas eu écho d'une drague vraiment lourde et encore moins violente, elle confirmait que DSK ne reculait devant pas grand chose lorsqu'il avait repéré une femme à son goût. Ni sur les 30 ans qui les séparaient, ni sur une approche faite en public et sans aucune discrétion, si sur la réputation qui en découlait et qui faisait de lui l'un des plus queutards de tous les leaders du PS. Encore que sur ce point... En fait, ce qui faisait pour moi la spécificité de DSK était moins son côté aventurier, que le fait qu'il l'assume aussi facilement au sein du PS. Et qu'il prêtait ainsi inévitablement le flan, pendant la campagne, à la sortie d'affaires par le camp adverse, qui n'aurait pas eu de mal à trouver des cœurs brisés.
Autre faiblesse de DSK, sa difficulté à contrer les candidatures concurrentes. On l'a vu en 2007, où face à Ségolène Royal, il a été complètement désarmé et n'a pu trouver le ton qui lui aurait permis de démontrer qu'il était 1000 fois plus crédible qu'elle pour incarner un PS moderne face à Sarkozy. Jamais non plus il n'a vraiment su manœuvrer efficacement au sein des courants du PS, laissant toujours la basse besogne à sa jeune garde pourtant peu convaincante dans cet art. A un Mosco brillant mais très distant voire passant pour un branleur au sein du PS ou à un Camba, très bon connaisseur des arcanes de l'appareil socialiste, mais qui n'a jamais eu l'habileté et la finesse d'esprit de faire fructifier ce qui devrait être un avantage compétitif déterminant.
C'est pourquoi tout bien pesé, j'avais rangé depuis un petit moment mon rêve d'un DSK candidat, pour lui préférer l'hypothèse plus crédible de celle de Martine Aubry, dont la filiation n'était pas pour me déplaire. Et dont le personnage a l'avantage de pouvoir entrer en résonnance avec les attentes des Français, pour peu qu'elle soit convaincante dans sa posture de Merkel française qui lui faire prendre le risque d'incarner la perspective d'une campagne trop sérieuse, pour ne pas dire triste voire rasante.
Quant à Hollande, encore aujourd'hui, je ne le crois pas capable de tenir la ligne d'un candidat crédible jusqu'au bout. Impossible de rester à la fois l'homme sympathique que les Français ne connaissent pas vraiment sous cet angle et l'homme d’État crédible que les Français n'ont jamais éprouvé au pouvoir. Au-delà des cajolantes attentions des journalistes qu'il a depuis longtemps séduits, je le crois difficilement en mesure de convaincre durablement les Français sur ces deux tableaux. A un moment ou à un autre, ils ne retrouveront en Hollande que ce qu'ils connaissent de lui. Pour la majorité d'entre eux, sa caricature des Guignols et pour les autres, l'homme transparent qui a fait vie commune pendant trente ans avec Ségolène...
Maintenant, passé le coup de théâtre de vendredi dernier, digne d'un épisode de Cas de Divorce, j'en viens à reprendre espoir. Car après une telle épreuve médiatique, je crois DSK en mesure de renaître politiquement, dépouillé de ses oripeaux et de ses perversités. En tout cas de leur pouvoir de nuisance, potentiellement annihilé par l'humiliation qu'il a subie, et la vie brisée à laquelle il a échappé de peu.
Peut-être est-ce véritablement un rêve, mais si j'y crois, c'est parce que je pense que la disparition de DSK de la course à la présidentielle laisse une partie non négligeable des Français dans la frustration d'un duel attendu et voulu et qui n'aura pas lieu.
Car DSK est bien celui qui semblait programmé pour mettre fin au Sarkozysme. Ce qui est la principale attente des Français pour 2012. Mais aussi celui qui semblait le seul en mesure de prendre efficacement les commandes du vaisseau économique France. Le seul susceptible d'opérer une recomposition de la classe politique en incarnant l'aggiornamento maintes fois reportée de la gauche socialiste. Le seul qui aurait pu restaurer et renouveler l'ambition européenne et internationale de la France. Avec DSK, la France aurait trouvé un vrai chef, capable de contrer les effets du système en interne, tout en restaurant la perspective d'une France triomphante à l'extérieur.
Vous m'opposerez que je décris ici une vision bien caricaturale et hagiographique du personnage. Et que sur le deuxième point, l'affaire de la chambre 2806 l'a profondément handicapé à conserver une once de crédibilité.
C'est vrai, et en même temps, tout dépendra de sa posture s'il parvient à se débarrasser de l'affaire. S'il en sort conquérant, je le pense capable de regagner en crédibilité sur sa stature internationale et les Français disposés à croire à nouveau en lui. Tout simplement parce qu'aucun autre candidat n'est en mesure de leur offrir la même équation que celle qu'il incarnait jusqu'à la mi-mai.
Quoi qu'il en soit, je suis bien décidé à profiter de ces quelques jours, qui depuis vendredi, me laissent penser que la présidentielle de 2012 sera pour moi l'occasion de voter socialiste au 2nd tour. Et ainsi d'être parmi les premiers à faire l'acte démocratique symbolique de l'union des militants du centre avec une gauche débarrassée de son archaïsme. Face à une droite recroquevillée sur l'héritage faisandé des années Le Pen dont elle ne s'éloignera qu'après une bonne et salvatrice cure d'opposition.
22:36 Publié dans Babord, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dsk, hollande, aubry, parti socialiste
24.06.2011
Bayrou à la campagne dans le Centre
A l'occasion d'un déplacement pré-campagnard, François Bayrou n'a pas mis fin au suspense insoutenable sur sa candidature à la présidentielle en refusant de livrer le scoop à une petite web-TV d'Eure-et-Loir... Pas très sympa... Les amateurs aprécieront la foule de militants MoDem venue l'accueillir. Il y a cinq ans, Bayrou et l'UDF ou le MoDem flirtait avec les 20% aux élections sur l'agglomération chartraine, qu'il s'agisse de la présidentielle ou des législatives...
Dans cette seconde vidéo (accessible en cliquant sur l'image) les amateurs de prophétie de l'apocalypse pourront se repaître pendant plus de 15 minutes d'interview livrée au quotidien régional de l'étape. Un discours anxiogène qui cherche sûrement à redonner du lustre au discours "de vérité", mais qui pourrait peut-être s'épargner le regard condescendant et dédaigneux porté sur L'Alliance de Borloo...
08:23 Publié dans Bayrouland, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, présidentielle
23.06.2011
Bourlanges : "Le centre est complètement squeezé politiquement"
Jean-Louis Bourlanges était l'invité de la matinale de France Info lundi matin.
Une intervention principalement centrée sur la crise "européenne" révélée par la crise grecque. Jean-Louis Bourlanges appelle l'Allemagne a renouer avec la réalité de son intégration européenne. Et à redevenir, avec la France, le moteur politique qui permettrait à l'Union de se doter d'une politique budgétaire fédérale, indispensable pour pérenniser la monnaie unique.
Sur les candidatures centristes à la présidentielle, Bourlanges relève que les idées centristes conservent leur effectivité : "Je pense qu’il y a un discours du centre qui correspond au besoin du moment : davantage d’Europe, de solidarité, et plus de rigueur économique." Mais il fait également le constat que l'espace politique libéré par la disparition de DSK, reste inaccessible aux forces centristes, en raison de la pression qu'exerce l'émergence de Marine Le Pen sur la droite.
22:18 Publié dans Centrisme, Europe, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bourlanges, europe, centrisme
22.06.2011
L'Alliance se dévoile, avec une pointe de orange...
Le Parti radical a récemment mis en ligne une vidéo teaser pour le lancement de L'Alliance qui tiendra son banquet républicain inaugural ce dimanche à Epinay. Elle y dévoile son identité visuelle (définitive ?) sobre et moderne, et qui s'égaye d'une pointe de orange qui semble vouloir tourner la page...
22:07 Publié dans L'Alliance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : borloo, morin, l'alliance
Jean-Louis, François et les sondages
Un petit graphique fait maison à partir des données récapitulées sur Wikipédia et qui nous montre l'évolution des intentions de vote en faveur des deux leaders centristes...
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)
Quels enseignements en tirer ? Peu à vrai dire.
En moyenne Borloo est à 8,09%, Bayrou à 6,35%. Un écart qui peut apparaître sensible, mais qui reste dans 2-3 points de marge d'erreurs. Impossible de les départager pour l'instant, mais pour chacun des scores modestes, mais tout de même honorables... Enfin, surtout pour Borloo qui entre dans le jeu, et un peu moins pour Bayrou qui devrait être bien plus haut s'il avait su mieux fidéliser ses électeurs de 2007.
La courbe de Bayrou a une allure un peu plus stable que celle de Borloo. Ce qui est assez logique. Bayrou s'appuie sur un socle d'irréductibles à 5/6% dont il décole parfois, mais légèrement, faute d'avoir su créer l'événement sur la période. Il oscille donc principalement en fonction de l'actualité des autres candidats potentiels proposés face à lui. Quant à Borloo, sa courbe en dents de scies est symptômatique d'un candidat qui a réussi à émerger, mais n'a pas réellement convaincu pour autant. Pour Bayrou une courbe qui vivote entre boire la tasse et faire des bulles à la surface. Pour Borloo une courbe qui fait des ricochets entre faire des bulles et commencer à pouvoir reprendre sa respiration.
Un point positif est certainement leurs scores cumulés, qui avec une moyenne au dessus de 14%, montrent qu'il existe un espace non négligeable au centre de l'échiquier.
Le seul élément qu'il convient réellement de suivre est le croisement des courbes qui s'opère début juin et qui semble mettre fin à la "domination" de Jean-Louis sur François, quasi ininterrompue depuis son entrée en pré-campagne le 7 avril.
21:38 Publié dans Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, borloo, sondages, présidentielle
21.06.2011
L'Europe, ce n'est pas que la crise grecque...
Quelques vidéos de pure progagande pro-européenne, réalisées par la Commission européenne...
J'ai découvert cette dernière vidéo sur l'excellent blog de Jean Quatremer.
00:26 Publié dans Europe, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.06.2011
Mariage gay : symbole de l'échec commun de l'UMP et du MoDem ?
J'ai à de très nombreuses reprises expliqué sur ce blog que le fait que malgré mes convictions plutôt positionnées au centre-gauche, je ne pouvais envisager de basculer dans le camp dominé par le PS en raison de son archaïsme.
Un archaïsme incontestable, qui tant sur les questions économiques et que sur son appréhension de la société en général et de la démocratie en particulier, en font le parti "social-démocrate" le plus démagogue d'Europe. Une démagogie irresponsable qui a atteint pour moi son paroxysme lors du référendum de 2005 sur la Constitution de l'UE.
Globalement, j'ai toujours salué l'évolution idéologique que constitue l'UMP par rapport à ses prédecesseurs néogaulistes. Européenne, décentralisatrice, libérale, l'UMP est sur le fond bien plus l'héritière de l'UDF giscardienne que celle du gaullisme pompidolien.
Sincèrement aussi, j'ai toujours soutenu l'UDF jusqu'en 2007. Car elle incarnait selon moi non seulement le précieux héritage de la tradition orléaniste et centriste de la droite française, mais surtout une sorte de modèle. Par son existence même, l'UDF devait continuer à maintenir une pression utile sur le grand parti de droite en offrant aux électeurs une alternative plus moderne, plus démocratique, plus actuelle, respectueuse et en phase avec la société dans laquelle nous vivons.
Cela dit, ces deux partis ne tiennent absolument pas leurs promesses de modernité quant il s'agit des questions de société. Et pour moi, la plus importante tient dans la question de l'égalité des droits entre couples hétérosexuels et les autres formes de vie communes.
Si j'emploie ce dernier terme, ce n'est pas par prudence ou recherche d'une formule politiquement correcte, mais parce que la question excède selon moi la stricte question des couples homosexuels. Elle est essentiel, mais l'on peut également poser la question des couples transgenres et pourquoi pas de certaines formes de "polygamie limitée" (les trios existent aussi, et c'est bien différent d'un homme dominant son harem d'épouses soumises)...
Bref, je considère que dans notre société, il n'existe pas de véritable fondement qui puisse juridiquement justifier que l'on n'accorde pas les mêmes droits, reconnaissance sociale et éventuels avantages liés, à des couples en raison de leur composition sexuée, voire numéraire.
Si l'on souhaite encourager la natalité, il existe pour cela les allocations familiales et autres avantages fiscaux, qui sont pour l'essentiel actuellement déconnectés du mariage.
Si l'on souhaite garantir aux enfants un cadre familial stable pour leur épanouissement, je ne suis pas certain que le mariage soit une formule véritablement plus appropriée qu'une autre. Est-ce véritablement plus épanouissant que de vivre le divorce de ses parents ou que de vivre leur séparation dans le cadre d'un concubinage ou d'un pacs ? Et un couple marié qui dure est-il véritablement plus stable qu'un pacs ou une union libre qui dure ?
Non, la seule explication à une conception strictement hétérosexuelle du mariage tient à des arguments non républicains.
Comme le disait fort justement aujourd'hui Hervé Morin pour justifier son rejet du mariage homo (tout en réaffirmant son soutien au droit à l'adoption), le seul véritable argument reste l'origine religieuse du concept de mariage et le repère moral qu'il est censé représenté pour l'ensemble de la société.
Morin a le mérite d'être honnête, et sa position est légitime, dans la mesure où cela ne me choque pas véritablement que l'on s'appuie sur ses convictions religieuses ou son rapport à la religion pour fonder ses convictions politiques.
Mais il en va autrement de la République laïque qui est la nôtre, et qui ne peut fonder ses institutions sur une simple référence à une question morale ou religieuse. Cela n'est possible que si cette justification morale et religieuse participe de l'intérêt général, qu'elle est une référence utile pour atteindre le bien commun de la société humaine que la République régit.
Or, le seul intérêt général lié à la question de l'hétérosexualité reste la procréation. La République est en effet fondée à favoriser ceux qui font des enfants en ce que le dynamisme démographique d'une nation est - en général - objectivement profitable à la société tout entière.
Et comme je pense l'avoir déjà démontré, établir un lien entre procréation et mariage est aujourd'hui un mensonge. Tout comme l'intérêt légitime de sécuriser les filiations est lui aussi tout à fait déconnecté du mariage, qui est bien loin d'assurer aux conjoints une fidélité conjuguale plus qu'un autre type d'union. Quant à la présomption de filiation qui est censée protéger les enfants, je pense que le système judiciaire est aujourd'hui bien plus compétent et efficace en la matière que ne peut l'être l'institution maritale à elle seule.
Du mariage, il ne faut selon moi plus retenir que sa dimension symbolique dans le rapport qu'il institue entre un couple et le reste de la société. Une dimension symbolique qui ne tient aujourd'hui qu'à son caractère public et à sa part cérémoniale et festive, qui en font un acte socialement plus fort qu'une simple union non maritale.
Mais savoir si l'on souhaite ou non apporter à son couple une dimension symbolique est une affaire privée et personnelle, qu'il est évidemment impossible d'imposer à tous, et ce, depuis bien longtemps.
Et dans le même temps, refuser à un couple non hétérosexuel cette possibilité me semble une discrimination inacceptable et injustifiable.
C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai jamais été très favorable au Pacs, qui n'a été conçu que comme un sous-mariage homo, qui leur permettait d'accéder à un certain nombre de droits, sans pour autant leur accorder l'égalité. Un accès à des droits, qui pour l'essentiel, aurait pu être comblé en reconnaissant simplement le concubinage des couples homosexuels, sans avoir à créer un nouveau contrat d'union civile. Cette étape aurait été bien moins paralysante que le pacs, qui a pétrifié la situation en offrant aux anti-mariage gay un argument facile : "pourquoi veulent-ils se marier ? ils n'ont qu'à se pacser !".
Pour en revenir à ma question de départ, je ne comprends pas que l'UMP et le MoDem, mais aussi le Nouveau Centre, restent tant déconnectés des réalités sur cette question. Qu'ils restent sur une posture d'arrière-garde et qui plus est, en contradiction très nette avec le libéralisme dont ils se réclament.
L'UMP, que l'on stigmatise si souvent pour son présumé ultra-libéralisme (d'un point de vue français), reste une formation politique essentiellement conservatrice et finalement pas plus libérale, qu'elle peut-être dirigiste voire autoritaire.
Quant aux formations centristes, qui se disent démocrates et libérales au sens plein du terme, et bien elles restent en fait, sur les questions sociétales, surtout démocrate-chrétienne. Ce qui n'a rien d'honteux pour peu qu'on l'assume. Et à part Christine Boutin... peu sont ceux qui en ont le courage, ce qui ne les empêche nullement de nous refourguer leur amour de la transparence et leur engagement à ne tenir qu'un discours "de vérité".
Alors pour finir, je saluerais pour une fois le Parti socialiste, mais aussi Europe Ecologie-Les Verts. Les premiers fini par évoluer clairement sur la question et les seconds, été parmi les premières formations politiques d'envergure à soutenir l'égalité des droits pour toutes les "orientations sexuelles".
Et puis, je saluerais quand même aussi les quelques élus de droite et du centre qui se sont joints d'une façon ou d'une autre à ce combat, pour la plupart sans préoccupation électoraliste : Roselyne Bachelot, Franck Riester, Laurent Hénart, Yves Jégo, Jean-Louis Borloo, Dominique de Villepin, Emmanuel Blanc, Alain Ferry, Jacqueline Farreyrol, Jean-François Mancel, Henriette Martinez, Axel de Poniatowski et Jean-Christophe Lagarde.







