08.05.2008

Baromètre du FigMag : le MoDem ne convainc plus.

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20.04.2008

"François Bayrou ou le rebelle solitaire"

C'est le titre d'une émission de Public Sénat diffusée le 11 avril dernier, qui tente de décrypter le phénomène médiatique Bayrou. Analyses somme toute assez convenues, mais intervenants assez pertinents...

Lien vers la vidéo sur le site de Public Sénat

14.04.2008

Aux "manoeuvres" de l'Elysée : Bayrou répond "plébiscite"

Rénover la démocratie, la refonder, la réinventer... voici quelques uns des leitmotive du MoDem depuis sa création. Et pourtant, plutôt qu'un laboratoire de la démocratie, le Mouvement-qui-n'a-de-démocrate-que-le-nom semble définitivement voué à fonctionner selon un mode pour le moins césariste.

Et ce, en maniant deux arguments pour le moins spécieux. L'urgence de contrer les attaques venues du dehors, la patrie "centro-modemiste" étant en danger. L'urgence de répondre aux attentes des électeurs d'avril 2007 et des nouveaux adhérents MoDem.

Et ces deux arguments, sont systématiquement utilisés, indépendemment ou cumulativement, pour mettre fin à chaque embryon de débat.

Lorsqu'il s'agissait du conseil national du 20 mai 2007, l'argument avait du sens. Aujourd'hui, on ne voit pas bien ce qui pousse Bayrou à décider du jour au lendemain d'organiser un référendum interne pour confirmer la ligne d'indépendance du parti.

En fait si, il y a deux raisons à cela.

La première est médiatique. Comme il ne reste à Bayrou que le ministère de la parole, et comme les dernière enquêtes d'opinion le voient entamer une nette chute dans les sondages, Bayrou doit trouver un source de relégitimation médiatique après son échec aux municipales. Sa stratégie pour y parvenir tient en deux axes : victimisation (dès le soir de 2nd tour il s'est présenté comme une victime des manoeuvres de l'UMP et de Sarkozy qui auraient téléguidé le choix des électeurs palois) ; soutien militant (Bayrou doit rester le héro des militants du MoDem qui continuent à le soutenir au milieu de la tempête).

La seconde est politicienne et financière. Les sénatoriales ayant lieu en septembre prochain, il serait particulièrement bien venu que Bayrou se trouve relégitimé par les militants juste avant les vacances. Juste à temps pour discréditer pour de bon l'aventure du trio Arthuis-Mercier-Cornillet visant à rendre à l'UDF son autonomie.

La fuite dans Le Monde de la note de l'Elysée sera donc tombé à point nommé. Elle donne l'occasion à Bayrou-Sarnez (cette dernière est d'ailleurs sorti de son silence post-électoral pour s'exprimer hier sur le sujet) de tuer dans l'oeuf le débat interne qui semblait pouvoir naître suite aux municipales. Elle leur permet d'accélerer les échéances, de réduire la question à une réaffirmation de la ligne sans possibilité de l'amender et de caricaturer le contexte en créant artificiellement l'idée d'un MoDem assiégé de toutes parts.

Non, le MoDem n'est pas en proie à des dissenssions internes plus fortes que celles qui le traversent depuis l'origine. L'échec des municipales aidant, elles s'expriment juste avec un peu plus de liberté. 

Non, le MoDem n'est pas plus qu'avant dans la ligne de mire de l'UMP et de Sarkozy. L'UMP veut la marginalisation de l'UDF depuis 2002. Sarko veut celle de Bayrou depuis mai 2007. Rien de nouveau donc.

Non, les départs d'Arthuis, voire de la moitié des sénateurs, ne sont en aucun cas plus dangereux que ceux des députés. Au contraire. La véritable fracture avec les élus a eu lieu dès le lendemain des présidentielles. 

Non, Bayrou n'est pas la victime de l'Elysée. Il est avant tout la victime des Français. Ces satanés électeurs, qui n'ont pas été suffisamment nombreux à glisser son bulletin dans l'enveloppe en avril 2007 pour le pousser au 2nd tour. Qui ont été trois fois moins nombreux à le faire pour les candidats MoDem aux législatives un mois plus tard. Et qui n'ont pas vu en lui un renouveau pour Pau, en tout cas juste un peu moins qu'une candidate issue de la gauche du PS, ni en Marielle une bonne façon d'équilibrer la municipalité de Delanoé...

Mais, plutôt que de donner le temps au débat, d'aborder ce passage difficile avec sagesse et le moins d'amertume possible, Bayrou fait le choix du plébiscite, dans une posture qui se veut gaullienne, mais qui tient plus de l'enfant vexé par les railleries dans la cour de récréation, et cherchant le soutien de sa bande de copains.

Il va en rester bien peu, des arguments, à ceux qui essaient depuis des mois de démontrer que le MoDem ne se résume pas à l'aventure personnelle d'un homme.

02.11.2007

UDF/MoDem : Bayrou, entre deux chaises

Article paru dans Libération

Modem. Les nouveaux adhérents lui reprochent de favoriser, pour les retenir, les élus UDF.

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Au Modem, le fossé se creuse. Les tensions entre les élus du parti et les nouveaux convertis, entre les notables et les militants qui ont rejoint François Bayrou lors de la présidentielle, se sont ravivées à l’approche des élections municipales et cantonales de mars prochain. «Bayrou doit composer avec une base plutôt de sensibilité de gauche et des élus dont le centre de gravité les pousse à droite pour conserver leur fauteuil. Il ne pourra pas éternellement tenir les deux bouts», analyse un ex-UDF rallié au Nouveau Centre, la branche centriste de la majorité sarkozyste.

57da94a1dea26fe88e0e23945d3c6a31.jpgAlliance. C’est une première liste d’une quarantaine d’investitures, élaborée en petit comité, qui a provoqué la colère des nouveaux adhérents. «Ces gens ont été investis par qui ? Comment ? On ne sait toujours pas»,  vitupère Quitterie Delmas, l’une des jeunes responsables du Modem à Paris, qui brigue une place éligible dans le XIIIe arrondissement. «Si l’on tente de faire le Modem avec les pratiques de l’UDF, on se trompe de chemin et nous risquons de perdre nos adhérents, ajoute un responsable du Modem de l’ouest de la France. On ne peut pas brandir l’appellation Mouvement démocrate pour, au bout du compte, apparaître comme le moins démocratique de tous les partis.» Ils redoutent que leur leader local privilégie le court terme en s’alliant électoralement avec l’UMP du coin au détriment des revendications des militants de base.

27517e3f6027e3c650c5421985f876b2.jpg«Gourou». Même les UDF qui ont décidé de suivre François Bayrou dans sa course en solitaire commencent à ruer dans les brancards. «Cette commission a investi des gens sans aucun droit puisqu’elle dépend encore de l’ancienne UDF, dont la disparition va être prononcée lors du prochain congrès, le 30 novembre. Sa légitimité est tout à fait contestable», argue un ancien de la formation centriste. «Maintenant, nous devons gérer des militants non élus. Avant, nous avions l’habitude de gérer des notables élus», poursuit ce Modem, qui se désole de la gestion autoritaire du «grand gourou Bayrou et de la grande prêtresse Marielle de Sarnez». Un mode de direction qui a déjà jeté bon nombre d’élus locaux – notamment ceux de la petite couronne parisienne – dans les bras du Nouveau Centre.

bb20b1cb6c999ad5f52d7b56b769a1a7.jpg François Bayrou tente de tenir les deux fers au feu en vue du congrès du Modem qui doit sceller, dans moins d’un mois, la disparition de l’UDF. La semaine dernière, un séminaire interne s’est tenu sur la préparation de cette échéance, mais avec la seule participation de cadres du Mouvement démocrate. «Ce n’était pas une réunion du Modem mais un séminaire de l’UDF auquel je n’étais pas convié», déplore le député européen Jean-Luc Bennahmias (ex-Verts), qui entend les «laisser laver leur linge sale en famille». L’ancien dirigeant des Verts, rallié à Bayrou, prévient que si «le Modem ne maintient pas sa ligne d’indépendance dans plusieurs villes de France, alors il n’existera pas».

366f3e5e093810fd8788d73f1a917b79.jpg«Astre mort». «Bayrou veut un parti bayrouiste, se désole aussi le conseiller de Paris Didier Bariani, qui prônait le maintien d’un courant UDF au sein du Modem. Mais c’est aujourd’hui un astre mort, qui n’émet plus de lumière.» Le leader du Modem continue pourtant à entretenir des contacts avec Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des affaires sociales de l’Assemblée. François Bayrou dispose aujourd’hui des troupes, mais il n’a plus de forces parlementaires. Il rêve donc de retrouver le poids d’un groupe sans perdre sa petite armée de militants. Le beurre et l’argent du beurre.

CHRISTOPHE FORCARI - vendredi 2 novembre 2007

Lien vers l'article sur le site de Libé

13.10.2007

Bayrou à l'écoute des exigences démocratiques de ses militants : le MoNoDem départage ses prétendants sur la base de sondages.

Nouvelle étape dans la nouvelle démocratie made in MoDem. Alors qu'un réseau de militants MoDem exprime de façon de plus en plus forte sa déception devant les procédures de désignation des candidats aux municipales, François Bayrou prend son courage à deux mains et commande un sondage pour départager les candidats marseillais... La ligne démocrate du Mouvement démocrate devient de plus en plus difficile à suivre... Faut-il en venir à penser que pour Bayrou les militants n'ont d'utilité que lorsqu'il s'agit d'annoncer un gros nombre sur les plateaux télé ?

489262d3a88b7c2264d3bb10b53dac3b.jpgMunicipales à Marseille : les sondages choisiront le candidat du MoDem

Bayrou va commander un sondage pour savoir qui est le plus connu des prétendants pour mener le Modem à Marseille


Qui sera le chef de file du Mouvement démocrate (MoDem) à Marseille pour les municipales? Le choix aurait dû être fait cette semaine, comme il l'a été pour Aix avec François-Xavier dePeretti. Finalement, François Bayrou va commander un sondage de notoriété pour départager les prétendants, dont le président de l'UDF-13 Jacques Rocca-Serra (adjoint au maire UMP) et le député européen Jean-Luc Bennahmias (ex-Vert). Le plus connu pourrait conduire les listes MoDem à Marseille.
 
"Je conserve la confiance de Bayrou, ça me rassure", confie M.Rocca-Serra, malmené ces derniers temps par les anciens Verts: "Bayrou a vu qu'ils ne représentent pas grand-chose. Pourraient-ils même constituer des listes avec 303 candidats?", ajoute le président de l'UDF-13. "Rocca-Serra réussit à faire traîner les choses, reconnaît M.Bennahmias, passablement énervé. Mais si c'est pour savoir qui est le plus connu, on aurait pu s'en passer", affirme-t-il, sûr de sa notoriété.
 
Lui qui fait partie de la commission électorale du MoDem, croit savoir que le sondage "sera fait dans les 15 jours" suivi d'une visite de M.Bayrou à Marseille. En attendant, Rocca-Serra et Bennahmias ne se parlent plus. "Je n'ai pas de problème avec Rocca-Serra s'il veut construire un MoDem indépendant", lâche Bennahmias. A cinq mois des municipales, les 600 adhérents MoDem de Marseille désespèrent de trouver une équipe, une feuille de route et leur unité.

Article paru dans LaProvence.com - 12/10/2007 - par Laurent Léonard

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11.10.2007

Le siège national du MoDem investit 41 candidats. La démocratie interne attendra.

Au moment où plusieurs voix s'élèvent au sein du MoDem pour réclamer des primaires garantissant l'investiture des candidats aux municipales par les militants, son siège national s'empresse d'investir 41 personnalités. La pression qu'il entend exercer sur le PS et surtout l'UMP en présentant des canditaures partout ne semble pas devoir attendre ni le congrès fondateur ni la réelle structuration locale du mouvement. Les démocrates auraient-ils peur de la démocratie ?

e1d461b5a5e525848df2bd30e12470d2.jpgL'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) a publié jeudi une première série de 41 investitures pour les élections municipales de mars 2008, parmi lesquelles Paris, Lille et Reims, au lendemain d'une réunion de sa commission électorale nationale.

Cette première série d'investitures sera suivie d'autres listes dans les prochaines semaines, la commission électorale devant se réunir tous les mardis, a indiqué l'un de ses membres, Eric Azière, chargé des élections à l'UDF-MoDem.

Comme prévu, Marielle de Sarnez, conseillère de Paris, sera la chef de file du MoDem dans la capitale, face à Françoise de Panafieu (UMP) et au maire PS sortant Bertrand Delanoë.

A Lille et à Reims, les listes MoDem seront menées respectivement par l'ancien député Jacques Richir, conseiller régional, et par le député européen Jean-Marie Beaupuy.

François Bayrou lui-même, qui a indiqué "réfléchir" à une candidature à Pau, n'a pas confirmé ses intentions.

Dix-sept maires sortants ont été investis, parmi lesquels Jean-Marie Vanlerenberghe (Arras), Didier Borotra (Biarritz), Jean-Jacques Jegou (Le Plessis-Trevise) et Olivier Henno (Saint-André-lez-Lille).

Des têtes de liste ont également été investis à Aix-en-Provence, Saintes, Besançon, Chartres, Grenoble, Clermont-Ferrand, Tarbes, Poitiers, Limoges.

La commission électorale a par ailleurs entériné le principe d'une liste MoDem au premier tour à Lyon et Marseille, mais sans accorder d'investiture, a indiqué M. Azière.

(...)

AFP - 11/10/2007 

18.09.2007

Anne-Marie Comparini (UDF) quitte la vie politique

6668faed720b6dcde347b256dae40c29.jpgL'ancienne députée de Lyon et ancienne présidente de la région Rhône-Alpes, Anne-Marie Comaprini, probable candidate de l'UDF-MoDem aux élections municipales de mars 2008, a décidé de se retirer de la vie politique lyonnaise, selon plusieurs sources concordantes.

Anne-Marie Comparini, qui avait été battue aux dernières élections législatives, devrait rejoindre un groupe privé (...)

Source : La Tribune de Lyon (lien vers l'article) 

16.09.2007

Seignosse : Bayrou insulte le NC et enterre l'UDF, Cap21 et le "centre".

Sans surprise, Bayrou n'aura nullement infléchi sa stratégie à Seignosse. Sans ouvrir de réel débat, il tire un trait sur les revendications de certains UDF et de Corinne Lepage qui souhaitaient un MoDem pluraliste. Il est vrai qu'un MoDem unitaire qui lui serait totalement et uniquement voué sera d'un meilleur soutien pour l'élection présidentielle de 2012. Quant au NC, nous avons droit à notre petite insulte comme d'habitude. Mais bon, la mégalomanie messianique de notre ancien leader n'arrivera pas à nous faire oublier les bons moments et les justes luttes que nous avons menées avec lui.

343b8d85e236cbe68615b3a37d36270a.jpg(...) Revendiquant "45.000 nouveaux adhérents" pour le MoDem et en visant "100.000 dans 18 mois", M. Bayrou s'est félicité de l'enthousiasme des nouveaux venus, mais a reconnu au fil des débats qu'"il y a un problème, une angoisse des élus" UDF devant l'évolution de leur parti.

"C'est pitié que de voir la faiblesse de caractère s'habiller du manteau de l'action pour se retrouver du côté du manche", a-t-il déclaré, visant les fondateurs du Nouveau centre, rallié à la majorité présidentielle.

Les inquiétudes des élus UDF restés au MoDem se sont exprimées par la voix du nouveau député Thierry Benoit, et de l'ancien ministre Didier Bariani, qui - tout comme Corinne Lepage et son mouvement écologiste Cap 21- auraient souhaité que les parties prenantes du MoDem gardent une existance distincte, au lieu de se fondre dans le nouvel ensemble.

"Je ne crois pas au shaker que l'on secoue et qui est prêt à consommer immédiatement", a déclaré M. Bariani.

Thierry Benoit a indiqué s'inscrire "dans une démarche de coopération avec le gouvernement".

Mais François Bayrou est hostile à l'existence de courants. Ce serait "la mort", car "quand vous faites un parti à courants, les énergies sont mobilisées pour la bataille interne", a-t-il fait valoir.

"Nous porterons un seul nom: le Mouvement démocrate", a-t-il dit. "Dire centre, c'est se définir par rapport à la droite et la gauche, nous, nous sommes démocrates".

Face aux interrogations sur la greffe entre les anciens adhérents, venus du centre-droit, et les nouveaux, issus en partie de la gauche ou des Verts comme le député européen Jean-Luc Bennahmias, M. Bayrou a affirmé "qu'avoir des parcours différents, c'est une richesse pour travailler ensemble, pas un handicap".

AFP - 16/09/07 -  lien vers la dépêche 

Jean Arthuis (UDF) : "On ne gère pas un parti comme on anime une secte"

Interview parue sur LeFigaro.fr le 12/09/2007

b1d1e23040e8bc889234020dd740b3f8.jpgLe président du groupe UDF au Sénat invite François Bayrou à sortir d’une "vision messianique qui conduit à l’isolement".
 
Le Figaro : Irez vous au Forum démocrate à Seignosse ?
 
Jean ARTHUIS : Je ne me rendrai pas à Seignosse, parce que j’estime qu’il y a des préalables à régler concernant le devenir de notre famille politique. Au fil des années, elle s’est fragmentée, sous l’effet de forces centrifuges. En 2002, nous avons perdu la moitié de nos députés et de nos sénateurs. En 2007, la quasi-totalité de nos députés. Et le groupe sénatorial lui-même est traversé par la crise. Aujourd’hui, le centre est une mosaïque émiettée, difficile à identifier, totalement inaudible. Nous portons tous une part de responsabilité dans cette dérive et nous ne pourrons pas différer l’indispensable travail d’introspection. A quelques mois des municipales, des cantonales et des sénatoriales, il est urgent de clarifier nos positions, notre projet et notre stratégie. Faute de quoi, nous serions marginalisés et risquerions de disparaître.
 
Quelles sont, selon vous, les causes de cette situation ?

 
Il y a d’abord un problème de gouvernance. La gouvernance mise en pratique par François Bayrou est aux antipodes de la démocratie. On a assisté à une centralisation du pouvoir, à une dilution des responsabilités. Le poste de secrétaire général n’a pas été pourvu depuis le départ d’Anne-Marie Idrac en 2002 et le siège du parti s’est transformé en QG de la fédération de Paris. On ne gère pas un parti comme on anime une secte.
 
Qu’attendez-vous de François Bayrou ?
 
François Bayrou a fait une magnifique campagne présidentielle. Mais son score admirable ne l’exonère en aucune façon d’une autocritique. Il faut qu’il sorte de sa vision messianique qui nourrit les illusions et conduit à l’isolement. Le système électoral étant ce qu’il est, le second tour de la présidentielle et les législatives ont montré les limites de la stratégie d’indépendance.
 
Vous semblez sceptique sur la greffe avec le MoDem.
 
Je salue l’élan militant qui caractérise le MoDem et je souhaite que l’on accueille avec confiance et compréhension cette régénérescence militante. Mais j’exclus d’avoir à choisir entre l’UDF et le MoDem. Nous devons, ensemble, construire une force politique. Le socle, c’est l’UDF. J’attends que le parti reste unitaire et ne soit pas une addition de courants et de chapelles.
 
Que proposez-vous pour sortir l’UDF de cette crise que vous pointez ?
 
J’appelle tous les centristes, toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs sociales, libérales et européennes, à se rassembler au sein de l’UDF. Qu’il s’agisse de ceux qui sont partis en 2002, de ceux qui ont rejoint le Nouveau centre, des membres de l’UDF ou des nouveaux adhérents du MoDem. Je les invite à taire les soupçons et les rancœurs, à tirer un trait sur les querelles du passé. Nous avons le devoir de contribuer à la réussite de la France. Ayons l’ambition d’en être les acteurs vigilants et exigeants.

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28.07.2007

Le dernier "loupé" des MoDem de l'UDF : Quitterie Delmas fait partie des 80 radiés !

Décidément, la convocation du dernier bureau politique de l'UDF semble s'être faite dans une telle hâte que l'équipe de Sarnez n'a pas pu s'empêcher d'avoir la main un peu lourde...

03a4744761676a156af28270b6a9ab61.jpgQuitterie Delmas, grande animatrice de la blogosphère et soutien actif de François Bayrou sur le web, souligne que "les nouveaux militants sont venus grâce au message de renouvellement de François Bayrou et ils sont aujourd’hui en attente : il y en a beaucoup qui pourraient partir, au moindre accroc éthique ou à la moindre décision arbitraire". Comme par exemple - si l’on en croit les nombreuses réactions courroucées sur son blog - celle qui a touché directement la jeune femme, privée au dernier moment d’investiture pour les législatives à Paris. Encore plus étonnant, Quitterie Delmas vient d’apprendre incidemment qu’elle faisait partie des 80 exclus du bureau politique de l’UDF. "Tout devrait rentrer dans l’ordre", affirme la jeune femme alors qu’à ce sujet, Gilles Artigues concède qu’il y a eu "un ou deux loupés"...

Extrait d'un article de Profession Politique 

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