30.07.2009
Quizz : Centristes, histoires de familles
Un nouveau quizz, pour mieux connaître les familles de personnalités centristes, de la tante d'André Santini au "palais présidentiel" de François Bayrou.
22:35 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : quizz, centre, centrisme, sarnez, bayrou, santini
26.07.2009
Hervé Morin, aussi "populaire" que François Bayrou...
La chute de popularité de François Bayrou depuis les européennes l'a fait tombé dans le baromètre Ipsos/Le Point au même niveau de popularité qu'Hervé Morin. Conjoncturel, certainement un mauvais passage, mais qui aurait pu penser que cela puisse arriver un jour ?



Dans le baromètre du Point, François Bayrou est effectivement passé derrière Hervé Morin en juin dernier (32% d'opinions favorables pour Morin, 31% pour Bayrou). En juillet, Bayrou le devance de nouveau d'une courte tête avec 35% d'opinions favorables, contre 33% à Morin. Cela dit, Morin obtient un solde désormais positif, avec 26% d'opinions négatives, alors que Bayrou reste largement "impopulaire" avec 57%.
Maintenant, il ne faut pas s'y tromper, ce baromètre confirme aussi le net différentiel de notoriété entre les deux hommes. Morin n'engendre une opinion qu'à 59% des sondés, alors que Bayrou cumule 92% d'opinions exprimées.
Côté personnalités centristes, Jean-Louis Borloo fait la course en tête, avec 57% d'opinions favorables, contre 28%, il est 4e du classement du Point.
Dans le baromètre de Ifop/Paris-Match, les résultats sont nettement différents. Bayrou, qui avait chuté de 14 points en regagne 7 en juillet et se hisse à 50% d'opinions favorables contre 48% d'opinions négatives. Hervé Morin se place loin derrière avec 37% contre 26%. Jean-Louis Borloo, quant à lui, se situe dans le top 10, avec 66% d'opinions positives contre 30.
Lien vers les résultats complets du dernier baromètre Ipsos/Le Point
Lien vers les résultats complets du dernier baromètre Ifop/Paris Match (.pdf)
16:27 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, nouveau centre, hervé morin, françois bayrou, bayrou, morin, sondages
25.07.2009
Quizz "Petites phrases : qui a dit quoi ?"
Encore un petit quizz, sur des déclarations et petites phrases qui ont émaillées 2008 et 2009.
15:16 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, centrisme, européennes
16.07.2009
Quizz "Le Centre à travers l'Histoire"
Pour ne pas se ramollir pendant les vacances, un petit quizz sur le centrisme à travers l'histoire...
01:09 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : centrisme, udf
15.07.2009
NC aux régionales : on prend les mêmes...
S'il avait dû râcler les fonds de tiroir pour pondre sa liste de chefs de file pour les élections européennes, on pensait que c'était en partie pour préserver sa "dream team" pour les élections régionales de 2010. Il faut dire que le NC, depuis sa création, met aussi souvent que possible en avant son réseau de milliers d'élus locaux. Il ne faut pas oublier non plus que les néocentristes nous annoncent la candidature de dizaines de jeunes pousses pour les législatives de 2012... Mais bon, finalement pour les régionales, plutôt que de profiter de ce vivier, on prend les mêmes et on recommence.
Nous allons passer rapidement sur les régions où le chef de file n'est autre que le député ou le ministre NC du coin : Aquitaine (Jean Dionis), Bourgogne (François Sauvadet), Champagne-Ardenne (Charles de Courson), Haute-Normandie (Hervé Morin), Île-de-France (André Santini), Nord (Valérie Létard), Pays de la Loire (Michel Hunault... encore, il était déjà chef de file aux européennes ;)), Picardie (Stéphane Demilly), PACA (Rudy Salles).
Bon, le moins que l'on puisse dire c'est que le parti manque quelque peu d'imagination... Le summum est certainement concentré en la personne de François Sauvadet, qui ne semble pas se contenter de la présidence du Conseil général de la Côte-d'Or pour aller se présenter aux régionales.
A côté de ses candidats "poids lourds", le NC a pondu quelques candidatures plus "originales".
Région Centre. Je serai un peu long sur cette région où j'habite. Dans la catégorie "entre-deux" (entre poids lourd et petit nouveau), le NC a investi le député de Châteaudun Philippe Vigier. Dans la région la plus néocentriste de France, sa désignation est plutôt une bonne nouvelle, sans être une surprise. Vigier fait partie de ses élus hyperactifs qui enchaînent les inaugurations sur un rythme effrené. Il a pour capital une très forte popularité sur ses terres qui l'ont élu dès le premier tour en 2007. "Phiphi" est de plus l'un des plus légitimes à se porter candidat aux régionales. Leader de l'UDF au Conseil régional pendant de nombreuses années, il y faisait figure de "meilleur opposant", ses interventions étant redoutées par le président PS dans la mesure où il est l'un des rares à bosser ses dossiers. En plus, Phiphi, avant de devenir député, a du tracer son sillon. Pour s'opposer au député UMP en place, il s'est appuyé sur son mandat de conseiller régional. La Région Centre du côté de Châteaudun, c'est donc bien Philippe Vigier, que l'on rêve comme président de la Région un jour ou l'autre. Le problème, c'est qu'à moins d'un revirement, Vigier ne sera pas tête de liste. En lieu et place, l'UMP a déjà désigné Hervé Novelli, sous-ministre libéral, qui a entamé sa carrière politique à l'extrême droite, y compris le FN, jusqu'au début des années 80.
Rhône-Alpes. Là aussi, on est dans l'entre-deux, avec la candidature de Damien Abad. Si l'on peut regretter que le NC mette un peu à toutes les sauces son tout jeune député européen, on peut aussi s'en réjouir et espérer que cela soit un moyen de l'implanter localement à Lyon comme le NC dit en avoir l'intention. Et puis le NC réussit là où le MoDem reste incapable, en faisant monter une tête nouvelle, jeune, intelligente et qui plus est, qui incarne la "diversité". Cela vaut toujours mieux que d'aller chercher quelques personnalités médiatiques qui, en plus de prendre les places des candidats militants "maison", ne rapportent rien électoralement, comme l'a démontré avec brio le MoDem aux législatives et aux européennes.
Basse-Normandie. Le NC affiche ici sa plus belle prise. En plus d'être l'ex de Marielle de Sarnez, Philippe Augier est surtout l'héritier de la dynastie des Ornano, dont il a pris la suite à la mairie de Deauville en succédant à Anne, égérie du centrisme normand et toujours présidente du Conseil général du Calvados, et qui avait elle-même repris le flambeau de son époux Michel. Augier est un centriste giscardien, passioné d'équitation (une valeur très partagée à l'UDF). Une belle prise donc, qui met fin à l'attentisme des fidèles d'Ornano qui n'avaient jusqu'ici pas marqué leur préférence partisane depuis la disparition de l'UDF. Si ce n'est le raliement de Jean-Léonce Dupont, sénateur, au NC. Augier pourra par ailleurs constituer un tandem intéressant avec le tête de liste désigné par l'UMP, qui n'est autre que le centriste Alain Lambert qui a remporté la primaire face à une autre fidèle d'Ornano en la personne de Nicole Ameline.
Lorraine. Encore peu connue, Nathalie Colin-Oesterle est présidente du NC en Moselle. Lancée en politique par Jean-Marie Rausch, proche de Nathalie Griesbeck, elle figurait en 3e position sur sa liste aux dernières municipales, mais était déjà membre semble-t-il du Nouveau Centre. Candidate en 6e position aux élections européennes dans la région grand-Est, elle n'a que très peu de chances de siéger à Strasbourg.
Languedoc-Roussilon. Très proche d'Yvan Lachaud dont il est l'assistant, Julien Devèze est un jeune militant trentenaire du NC, dont il est également le délégué départemental. Le Gard, dont Damien Abad est originaire, va-t-il devenir la pépinière du NC ?
Midi-Pyrénées. Laurent Cuzacq, président du NC 31, est un ancien de l'équipe municipale de Toulouse. Nommé maire de quartier par Douste-Blazy en 2001, il semble qu'il ait ensuite rejoint l'UMP. En 2008, il est à nouveau candidat sur la liste de Jean-Luc Moudenc, ainsi qu'aux cantonales... les deux sans succès. Pour mieux faire connaissance avec lui, une petite vidéo (déclaration de candidature aux cantonales).
Corse. Avec Karine Fenocchi, le NC recycle une nouvelle fois ses candidats aux européennes. Cette conseillère municipale d'Ajaccio était en effet en 7e position sur la liste du Sud-Est. Proche de José Rossi, qui fut président du groupe Démocratie libérale à l'Assemblée nationale, elle semble faire partie de cette frange de libéraux qui n'a pas trouvé sa place à l'UMP et qui, plus ou moins en dissidence, trouve au NC l'occasion d'obtenir une visibilité inespérée. C'est en tout cas ce qu'elle a obtenu en rejoignant le NC à l'occasion des européennes.
Liste des chefs de file sur le site du Nouveau Centre (.pdf)
17:13 Publié dans Le nouveau centre | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau centre, morin, létard, hunault, demilly, santini, vigier, augier, dionis, lachaud, sauvadet, courson
Nicolas About, centriste de la majorité présidentielle
Libération consacre un petit article à l'élection récente de Nicolas About à la tête du groupe de l'Union centriste au Sénat. Au passage, ce dernier clarifie sa position au sein du MoDem...
«Même si je suis au Modem, qui reste pour moi un mouvement centriste, je représente sa frange droite. J’appartiens à la majorité présidentielle et j’ai soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République»
C'est dire si le MoDem fait bien de se réjouir de l'élection de l'un des plus ardents fidèles à sa ligne politique d'indépendance et d'opposition à Nicolas Sarkozy.
15:25 Publié dans Bayrouland | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, about, sénat, modem, alliance centriste, nouveau centre
14.07.2009
Parlement européen : 6 députés MoDem inutiles ?
Depuis hier, le Parlement européen tient sa première session à Strasbourg. Si tous les postes ne sont pas encore officiellement attribués, on peut désormais jauger l'influence des uns et des autres, et l'utilité d'avoir voté MoDem, UMP, PS ou Europe Écologie lors des dernières élections.
Première donnée, la coalition. Finalement, il s'agit d'une très grande coalition, associant les conservateurs du PPE, les soc-dem du S&D (socialistes européens et démocrates italiens) et les libéraux de l'ADLE (dont le MoDem est membre). Cet accord technique va permettre au PPE de co-gérer avec ses alliés le Parlement européen pendant la législature. Il ne constitue pas une alliance politique, même si faire partie ou non de cette coalition est tout de même un signe de l'Europe que l'on souhaite. Clairement, PPE, PSE (S&D) et ELDR (ADLE) ont fait le choix du maintien d'un modus vivendi consensuel, plutôt que d'opter pour un parlement géré par une majorité et une opposition politiques claires, sur un mode droite/gauche. J'ai tendance à me réjouir de ce maintien de la recherche du consensus, qui correspond bien à l'esprit européen, même s'il est certain que cela continuera à rendre peu lisible le fonctionnement du PE pour les citoyens qui lui appliqueront pour la plupart une grille de lecture nationale.
Dans le partage des rôles quelques bonnes nouvelles. D'abord, la députée française fabiusienne Pervenche Bérès, perd sa présidence de commission. Si Pervenche a de remarquables qualités intellectuelles, je suis très content que cette fervente européenne passée dans le camp du Non en 2005, comme un caniche au bout de sa laisse suit son maître, se retrouve ainsi le symbole de la perte d'influence des socialistes français au PE.
A contrario, Alain Lamassoure obtient la présidence de la commission des budgets. Voilà un monde bien fait, où la traitresse est finalement punie de ses fautes et, celui qui est toujours resté fidèle à ses convictions, enfin récompensé pour son travail en faveur de l'Europe.
Côté ADLE, c'est une lib dem, Sharon Bowles, qui récupère la commission "économique et monétaire" de Bérès. Contrairement à la légende sarnezo-bayrouiste qui présentait l'ADLE comme un groupe de gentils centristes limite à gauche, cette députée britannique n'a rien d'une modérée, mais est belle et bien une vraie libérale. Elle est somme toute le symbole de l'extrême marginalisation du MoDem au sein du PE. Avec le départ des démocrates italiens dans le groupe commun qu'ils ont fondé avec le PSE, le MoDem est la dernière délégation à représenter le Parti démocrate européen au sein de l'ADLE. Le groupe est désormais très nettement dominé (mais il l'était déjà très largement durant la précédente législature) par les libéraux qui ont pris pour la plupart d'entre eux un chemin politique inverse à celui du MoDem, en étant des alliés des démocrates-chrétiens et conservateurs.
Et le MoDem n'a pas fini d'avaler les couleuvres. En effet, l'un des principaux points (implicites) de l'accord PPE-S&D-ADLE est qu'aucun de ses groupes n'empêchera le maintien de José-Manuel Barroso à la tête de la commission européenne. Et voici l'ADLE, qui vient d'élire comme président de groupe Guy Verhofstadt, qui s'apprête à laisser passer, laisser faire.
Ironie de l'histoire, si vous vouliez voter utilement pour l'Europe et contre Barroso, il fallait décidément voter Europe Écologie. Le groupes des Verts/ALE reste le seul à s'opposer vigoureusement et unitairement à la "réélection" de Barroso.
Une fois de plus, la stratégie de l'isolement du MoDem montre ses limites. Dans sa recherche de pureté fédéraliste, l'UDF avait quitté le PPE qui avait pris la décision d'accueillir les conservateurs britanniques eurosceptiques au sein de son groupe. Aujourd'hui, les tories ont quitté le groupe du PPE, le Partito democratico a rejoint le PSE, et le MoDem se retrouve au sein d'un groupe libéral qui penche de plus en plus sérieusement à droite... Quelle cohérence idéologique ? Quelle efficacité politique ? Double zéro pointé.
Ironie de l'histoire, c'est bien l'UMP qui permet à un centriste, Alain Lamassoure, d'obtenir la présidence d'une commission importante.
15:04 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, ump
08.07.2009
« Centristes cherchent UDF, désespérément »
La dernière chronique de Jean-Louis Bourlanges parue dans l'Expansion.
Deux France
Jean-Louis Bourlanges est professeur à l'IEP de Paris - 01/07/2009
Tout semblait les rapprocher : une robuste allergie au sarkozysme, une aversion commune pour les grands et mornes appareils de la gauche établie, de vieux combats partagés pour une Europe différente, le goût des voies traversières. Mais il a suffi d'un débat, d'un échauffement, d'une passe d'armes, pour que François Bayrou et Dany Cohn-Bendit apparaissent pour ce qu'ils sont vraiment : les figures emblématiques de deux France qui se comprennent mal et ne s'aiment guère.
C'est l'histoire de celui qui croyait au ciel et de celui qui n'y croyait pas. Ou encore, plus sociologiquement, de celui qui avait un tracteur et de celui qui n'en avait pas. D'un côté, un gars de chez nous, qui ne dédaigne pas le béret, qui fleure bon la France de toujours, accroché à son village et à ses pâtures, élevé entre l'église, l'école et le monument aux morts. De l'autre, un homme aux semelles de vent, un cosmopolite qui atterrit en France une fois sur deux, des amis partout, des racines nulle part. Pour l'un, la France est une mémoire, pour l'autre, une liberté. A Strasbourg, François avait apprécié Dany comme un produit exotique, le compagnon d'une bonne soirée un peu canaille. Pour le reste, c'était un martien, étranger au combat des vrais hommes politiques, sur le seul terrain qui compte, le sanctuaire national, et pour le seul enjeu qui vaille, la présidence de la République.
Et patatras, voici que d'affreux sondages, un agencement humiliant du débat télévisé et la hideuse familiarité de son interlocuteur (« On ne tutoie pas le président de la République », disait Gaston Doumergue à des amis irrespectueux) retranchent brutalement Bayrou de la cour des grands, le ramènent à son étiage et l'enferment dans un combat réducteur contre un histrion libertaire. Trop. C'était trop. C'est qu'elle vient de loin, l'indignation de François Bayrou. Là où Sarkozy nous amuse d'une critique rhétorique de Mai 68, le président du MoDem s'attaque à la racine du mal.
Il distingue le péché originel, dénonce en Dany le serpent de la damnation et suggère que la faute première ne s'efface jamais. Le crime de Mai 68 est là, intact et sacrilège. Bayrou refuse la prescription, et cette sévérité sonne comme un appel au secours à droite. Malheureux clin d'oeil qui ruine en un instant la complicité grandissante du MoDem et de la gauche. Le rêve vole en éclats d'une fédération antilibérale des amis du tracteur, de la poste et de l'université réunis. Le drame du MoDem, c'est que l'idéologie française, comme la qualifie Bernard-Henri Lévy, porte à la dénonciation du marché, au scepticisme européen et à un culte exacerbé de l'exception française. Cette horreur du libéralisme vous arrache du centre, vous met à la droite de la droite, quelque part entre Uriage et les Chantiers de jeunesse, et à la gauche de la gauche, du côté du ressentiment anticapitaliste et altermondialiste.
Le 4 juin, les téléspectateurs ont compris qu'il ne suffisait pas d'être antilibéral pour tenir politiquement debout. Le 7, avec la victoire de Nicolas Sarkozy et de Dany Cohn-Bendit, libéralisme bien tempéré et ambition européenne ont repris des couleurs. Il leur reste à s'incarner dans un parti. Ni l'UMP ni les Verts ne sauraient y prétendre pleinement. Une petite annonce s'impose : « Centristes cherchent UDF, désespérément ».
22:07 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bourlanges, udf, modem, cohn-bendit, bayrou, sarkozy, européennes, élections
04.07.2009
Bariani sur le point de rejoindre le Parti radical
Qui connaît Monsieur Bariani ? C'est vrai que depuis 2007, on avait presqu'oublié l'ancien leader de l'UDF parisienne. Le voici qui s'exprime aujourd'hui dans le Figaro en plein conseil national du MoDem.
Depuis la création Bariani fait partie de la frange des sceptiques de l'UDF. A plusieurs reprises il s'est démarqué de Bayrou-Sarnez et réclamer la persistance de l'UDF à l'intérieur du MoDem. Et régulièrement, il a fini par "se coucher" gentiment dans son panier.
Aujourd'hui, ce toujours membre du MoDem explique son silence radio ces derniers moi. C'est que Didier s'est "mis en retrait du MoDem", sans pour autant le quitter. Sur le fond, il dit une fois de plus des choses plutôt bien senties :
"Dans la campagne, on a principalement retenu son aversion, obsessionnelle, maladive, pour le chef de l'État. Et ça ne suffit pas pour faire une politique. Cette quête du Graal de l'indépendance s'est transformée depuis quelques mois en une volonté de faire du MoDem le parti du premier opposant à Nicolas Sarkozy. Ce rôle a peut-être flatté l'orgueil de François Bayrou, mais la mise en cause récurrente du chef de l'État ne constitue pas une alternative. Et cette technique n'a pas retenu l'adhésion. Par exemple, les socialistes déçus de la gauche se sont reportés sur les écologistes plutôt que sur le MoDem. J'ajoute que c'est une manœuvre pas très réglo vis-à-vis des gens qui le soutenaient, et qui espéraient un vrai positionnement, ni à gauche ni à droite. La troisième voie lui échappe de plus en plus. C'est dommage."
"Marielle de Sarnez doit passer la main et renoncer à l'emprise psychologique, personnelle et politique qu'elle exerce sur l'ensemble de cette famille politique."
"Je garde toute mon affection pour François Bayrou, mais il faut qu'il remette en cause sa stratégie politique et qu'il fasse son autocritique au conseil national. Je me méfie du syndrome groupusculaire qui, à chaque élection, affecte le centre. Je redoute cette balkanisation de la famille centriste."
15:46 Publié dans Bayrouland | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bariani, modem, bayrou, sarnez
L'UDF est morte, vive l'Alliance centriste
Le week-end dernier, Arthuis a lancé officiellement son nouveau parti politique. Au milieu du milieu, l'Alliance centriste va transformer l'eau tiède en arme électorale de nuisance massive.
Pour l'instant, la nouvelle chapelle est forte de quelques centaines de militants et de quelques élus. Seuls Arthuis, Zocchetto et Dini l'ont ouvertement rejoint parmi les sénateurs. Cornillet est toujours de la partie, sans remettre en cause son adhésion au Parti radical, mais il n'a plus de mandat. Thierry Benoit participe également à la fondation du parti. Enfin, Mercier, qui devrait vraisemblablement devenir un compagnon de route des centristes alliés, n'est pour le moment qu'en congé du MoDem.
Grâce à cette "confédération" partisane qui ne regroupe pour l'instant qu'un seul parti, Arthuis entend perpétuer son positionnement fidèle à l'UDF libre. Une participation critique à la majorité présidentielle, dans laquelle il se situe clairement, tout en conservant une distance sanitaire vis-à-vis du pouvoir. D'une façon plus terre à terre, Arthuis cherche à cumuler les avantages du MoDem et ceux du Nouveau Centre. Du premier il souhaite conserver l'indépendance et la capacité de présenter des candidats librement là où il le souhaite. Du second, il retient la capacité à négocier des postes et fonctions avec l'UMP.
L'Alliance centriste semble donc une être vouée à devenir une petite machine électorale, spécialement conçue pour faire fructifier au maximum le petit pouvoir de nuisance électorale que détiennent la poignée d'élus centristes qui en fera partie.
Pour finir une petite vidéo (d'assez mauvaise qualité) publiée par les centristes unis de l'Hérault, où Arthuis explique sa démarche, en particulier vis-à-vis du Nouveau Centre.
15:07 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arthuis, rassembler les centristes, alliance centriste





