15.06.2009
Bayrou président ? Même les électeurs MoDem n'y croient plus
Article du NouvelObs.fr
86% des Français ne croient plus aux chances de Bayrou pour l'Elysée
NOUVELOBS.COM | 15.06.2009 | 17:24
Exclusif Après l'échec du MoDem aux européennes, seulement 10% des Français pensent encore que François Bayrou peut devenir président de la République, selon une enquête LH2 pour nouvelobs.com. Le doute est majoritaire jusqu'au sein des sympathisants MoDem (52%).
L'image présidentielle de François Bayrou est fortement compromise depuis le glissement du MoDem aux élections européennes (8,4% des voix). Selon une enquête exclusive réalisée par LH2 pour nouvelobs.com, et publiée lundi 15 juin, 10% seulement des Français estiment que le leader centriste conserve des chances de devenir un jour président de la République, dont 3% "tout à fait". 86% des personnes interrogées pensent le contraire, dont 57% "pas du tout".
Scepticisme au MoDem
Les électeurs du MoDem doutent également. Si 48% d'entre eux croient toujours en les chances de François Bayrou, 52% n'y croient plus - dont 26% qui n’y croient "plus du tout".
Du côté des sympathisants de gauche, 10% pensent que François Bayrou conserve ses chances de devenir président. Parmi les sympathisants de droite, cette proportion tombe à 5%.
22:11 Publié dans Bayrouland | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, européennes






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Commentaires
86%, ça doit être à quelques points près, le pourcentage d'électeurs qui, en 1994, pensaient impossible une victoire de Chirac un an plus tard. Et parmi ceux-ci, il y avait le très clairvoyant Sarkozy.
Ca doit peu ou prou correspondre au pourcentage de l'électorat qui, en 1986, imaginaient comme acquis que Mitterrand avait déjà perdu la présidentielle suivante.
Et c'est nettement inférieur au nombre d'électeurs qui, en avril 2002, pensaient que le second tour des présidentielles mettraient naturellement en scène Chirac face à Jospin.
Bref, tout ça pour dire que ce genre de sondages, à trois ans d'une élection, n'ont absulument aucun intêret si ce n'est qu'ils permettent aux médias qui les commandent de les commenter... puis de nous vendre leurs brillants commentaires !
Ecrit par : Bertrand | 16.06.2009
Salut Bertrand,
Tu as raison un sondage ne prédit jamais l'avenir. Mais il informe utilement sur le présent.
Bayrou vit un véritable reflux en termes de popularité. Ce n'est peut-être que passager, mais c'est plus grave pour lui que pour d'autres candidats du passé. Un Chirac ou un Mitterrand possédaient une légitimité politique qui ne reposaient pas principalement sur leur popularité. Mais aussi sur leur action politique, sur les postes qu'ils avaient occupés, les grandes familles politiques qu'ils avaient conduites, les combats qu'ils avaient menés pour atteindre ces différents hauts niveaux de responsabilité, etc.
Bayrou, lui, tire toujours l'essentiel de sa force des sondages de 2007 qui l'ont placé à 20%. Bien sûr on n'atteint pas un tel score sans raison. Mais son capital de popularité tient plus à sa personnalité et à une posture. Et il n'a que peu d'atouts pour appuyer une reconquête : pas de réseau, pas d'équipe, pas d'action politique passée qui ait véritablement marquée les esprits, pas de légitimité historique, pas d'ennemi dans son camp sur lequel asseoir un sentiment de rejet...
En politique tout est possible. Mais passer un quelques semaines du "1er opposant à Sarkozy" à "celui qui ne gagnera jamais la présidentielle", ce n'est quand même pas neutre non ?
Ecrit par : Bob | 16.06.2009
Bob,
certes, "passer un quelques semaines du 1er opposant à Sarkozy à "celui qui ne gagnera jamais la présidentielle" n'est pas neutre. Mais d'un autre coté les deux (opposant N°1 / homme politique définitivement fini) sont tellement exagérés qu'ils ne signifient pas grand chose.
Bayrou a quantité de faiblesses. Mais il a malgré tout un très gros avantage : il bénéfcie d'un vide incroyable à la droite de l'UMP. Et, pour le moment (je sais cela peut changer d'ici 2012), on a du mal à imaginer qui pourrait arriver en début de campagne mieux - ou moins mal si tu préfères - positionné que lui. L'hypothèse DSK est intéressante... mais quel serait son intêrét ?
Et il bénéficie d'un second avantage. Nonosbtant les grands discours sur la "victoire" de l'UMP aux Européennes, le fait est que le camp de "la majorité présidentielle", tous partis confondus, est malgré tout très affaibli aujourd'hui.
Je ne compare pas du tout les différentes élections entre elles, mais un chiffre m'a frappé. Aux dernières élections, moins de 4,7 millions d'électeurs se sont déplacés pour mettre un bulletin "Majorité Présidentielle" dans l'urne, avec la photo de Sarkozy dessus. C'est une baisse de près de 7 millions par rapport au premier tour 2007. Mais surtout, et ça c'est assez marrant, c'est nettement moins que le nombre d'électeurs qui s'étaient déplacés pour voter Bayrou aux présidentielles.
Aujourd'hui - même s'il réussit médiatiquement à passer pour l'homme fort de la scène politique - Sarkozy réunit moins que ne réunissait Bayrou il y a 2 ans. C'est surprenant, non ?
A partir de là, à quoi ressemblera 2012 ?... On n'en a aucune idée !
Ecrit par : Bertrand | 17.06.2009
Pour que François Bayrou conserve des chances de gagner la prochaine présidentielle, il faut qu'il consacre plus d'énergie à son programme qu'à la critique de ses concurrents. Cette remarque est valable pour tout homme politique de droite comme de gauche.
Cordialement.
Ecrit par : Juntos | 17.06.2009
A Bertrand
Sur la baisse de suffrages en faveur de la majorité présidentielle, tu as raison. Mais bon, comme tu le dis, c'est un peu illusoire de comparer deux élections aussi différentes... La victoire de l'UMP aux européennes est très relative, mais la baisse du nombre de voix en sa faveur l'est tout autant. L'UMP divise ses voix par 2.4, le PS par 3.4 et le MoDem par 4.7. Cela n'augure en rien de l'avenir, mais il faut reconnaître que l'UMP a vu son électorat s'éroder moins fortement que les deux principales forces qui s'opposent à lui. Si l'on additionne les scores des Verts et du PS aux deux élections, c'est par contre la gauche qui recule le moins et ne divise son score que par 1.8.
Sur le vide dont bénéficie Bayrou, tu as raison. Comme je le relevais dans un précédent billet, le boulevard pour Bayrou reste à droite. Son problème, c'est qu'il ne parle plus depuis 2007 à cet électorat de droite "critique". Et là pour le coup, les européennes sont riches d'enseignement. Si Bayrou était encore perçu comme une alternative à droite, il aurait pris des voix à l'UMP. J'ai bien peur qu'à force de taper sur Sarko et de draguer à gauche, il se soit fermement coupé de cet électorat.
En définitive, je ne crois pas que l'analyse médiatique des résultats des européennes soit erroné. L'UMP a bel et bien réalisé un bon score. Elle a su mobiliser mieux que les autres son électorat. Et si ce dernier a fondu depuis la présidentielle, l'UMP arrive à conserver son avantage relatif, avec comme au 1er tour de 2007, un écart significatif avec les autres listes, et un pourcentage des voix autour de 30%. Et puis, il y a le contexte. Avec un Sarko qui s'est mis à dos presque toutes les autres forces politiques, qui a connu une forte chute de popularité après 6 mois d'exercice du pouvoir... en toute logique l'UMP aurait réaliser un score moyen, plus proche des 20% que des 30%.
A Juntos
Tu as totalement raison. Mais je pense qu'il a surtout intérêt à se faire oublier quelques semaines.
Ecrit par : Bob | 17.06.2009
bonjour ,
pouvez vous mettre un lien pour le blog des jeunes centristes de la 7 eme circonscription de l'oise
merci d'avance
http://jeremyambroisevisconti.centerblog.net/
Ecrit par : jeremy visconti | 21.06.2009
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