18.02.2009

Coup de théâtre : Manon Fouquet a failli être évincée par Brigitte Fouré

Brigitte Fouré est au bord de la rébellion et menace de partir telle une Simone Veil en 1989, à la tête d'une liste "Nouveau Centre et indépendants" aux prochaines élections européennes.

fouré-porte-lille.pngLa députée européenne unique confirme sur son blog que l'UMP a finalement accédé à la revendication du NC de la sauver en la plaçant en position éligible pour le prochain scrutin européen... Mais la mauvaise surprise de Brigitte fut qu'il ne s'agissait pas de la liste du Nord-Ouest dont sa terre picarde fait partie, mais de la circonscription Massif-Central-Centre !

Brigitte Fouré a refusé tout net cette proposition, refusant que la Picardie ne soit plus présente au Parlement européen. Et peut-être, par égard pour la jeune Manon Fouquet qui se serait retrouvée à réciter un cours en trois langues sur son site internet pour rien du tout.

Très échaudée par cette proposition malhonnête, Brigitte reste perplexe sur la stratégie de l'UMP... Pourquoi diable le Mouvement populaire envisage-t-il de présenter en numéro 2 de sa liste une femme lilloise, alors qu'elle a à sa disposition une amiénoise ? Oserais-je avancer l'idée que l'UMP a repéré que Lille est le centre d'une aire urbaine de plus d'un million d'habitants, capitale d'une région de plus de 4 millions alors qu'Amiens n'en compte que 270 000 et règne sur 1,8 millions de citoyens picards...

Fustigeant comme Jospin en 1995 l'arithmétique des chiffres et mettant en avant la dynamique de sa candidature, Brigitte Fouré annonce qu'elle ira jusqu'au bout. Elle n'acceptera qu'une place de numéro 2 dans le Nord-Ouest, ou à défaut se lancera dans la bataille avec la liste de secours qu'elle dit déjà avoir constitué avec Claude du Granrut, vénérable conseillère régionale de Picardie et membre du Comité des régions de l'Union européenne (bon, là, j'arrête de blaguer deux secondes, elle y fait véritablement un excellent travail).

L'UMP n'a plus qu'à trembler... On verra bien si elle va jusqu'à prendre le risque de se priver des voix de la "marge d'erreur" des sondages.

Lien vers le blog de Brigitte Fouré

Lien vers le blog de Claude du Granrut

17.02.2009

Parti démocrate européen : l'influence européenne du MoDem entre les mains des Italiens

Vu de France, on considère parfois un peu rapidement que le prolongement européen du MoDem est le groupe ADLE. Ce n'est pas faux, mais l'ADLE est le regroupement de deux forces politiques européennes. Les libéraux de l'ELDR, majoritaires au sein du groupe, et les centristes démocrates du PDE, dont l'UDF et la Margherita italienne furent les fondateurs en 2004. Les déroutes électorales successives du Parti démocrate italien mettent en péril ce fragile édifice.

ADLE2.jpgActuellement le groupe ADLE se composent de 100 députés européens, 75 ELDR et 23 PDE. Si l'on reprend la situation de 2004, le PDE comptait 28 députés, les "pertes" étant consécutives aux départs des 3 députés "Avenir démocrate" pour l'ELDR, et au remplacement de Bourlanges par la NC Fouré, qui siège au PPE-DE et non plus à l'ADLE.

Les deux partis composant l'ADLE sont donc loin de jouer à jeu égal. C'est encore plus vrai si l'on en regarde l'histoire.

Logo_ELDR_2009BON.pngL'ELDR a été fondé en 1976 (formellement en 1993 pour le parti), et regroupe aujourd'hui 55 formations politiques nationales autour des deux piliers, fortement et depuis longtemps ancrés nationalement, que sont les Libdems britanniques et le FDP allemand.

EurodempartyBON.pngLe PDE quant à lui est une alliance récente (2004) entre les dissidents fédéralistes français et belges du PPE et le centre-gauche italien. Il compte seulement 7 partis nationaux membres, et un seul pilier véritable avec le MoDem. Les députés du Parti démocrate italien, qui intègre désormais la Margherita fondatrice du PDE, se partageant entre plusieurs partis européens.

Electoralement, les deux partis sont aussi très différents.

L'ELDR se fonde sur la tradition libérale présente surtout en Europe du Nord, qui lui permet d'obtenir dans presque tous les pays une petite délégation de députés à chaque élection.

Le PDE, lui s'est construit suite au succès plus "conjoncturel" d'un Bayrou en France et d'un Rutelli en Italie, et l'appui de quelques partis d'Europe orientale, en particulier le Parti du travail lituanien, parti populiste (mais aussi pro-européen) qui compte 5 députés. Notons également la présence au sein du PDE du Parti national basque (autonomiste) ou du parti libéral tchèque "Chemin du Changement" qui est également membre de l'ELDR. N'oublions pas enfin le Mouvement des citoyens pour le changement, très petit parti centriste belge qui est une composante du Mouvement réformateur (sorte d'UDF belge). Bref, l'assise nationale du PDE reste très embryonnaire et composite (opportuniste?) à la fois.

L'avenir du PDE se jouera donc principalement en France, en Italie et en Lituanie.

Parti lituanien.jpgEn Lituanie, le Parti du travail a connu un sévère revers aux élections de novembre dernier, qui ont balayé la coalition qu'il avait formée avec les sociaux-démocrates. De 2004 à 2008 ce parti était le premier du parlement lituanien avec 39 députés. Aujourd'hui, il n'en a plus que 10. Il est peu probable qu'il renouvelle le score de plus de 30% qu'il avait réalisé aux européennes de 2004.

Partito_democratico_logo.pngEn Italie, la situation politique a elle aussi très fortement évoluée. La Margherita de 2004, proche de Prodi et fondée par Rutelli, a intégré le Parti démocrate de Walter Veltroni. Echec aux législatives de 2008, perte de la mairie de Rome, le Parti démocrate vient de perdre une nouvelle élection en Sardaigne, entraînant la démission de son leader Veltroni, confronté en interne, notamment à l'opposition de D'Alema. Le centre-gauche italien se retrouve donc sans leader. Rutelli est mort politiquement avec l'échec de son retour à Rome et Romano Prodi est définitivement discrédité par la présidence du conseil qu'il a exercée pendant 20 mois avant le retour fracassant de Berlusconi en avril dernier. Là encore, peu de chances que le PD réalise un bon score aux européennes. D'autant que face à lui, Berlusconi reste très populaire. D'ailleurs, même si le PD réalisait un score honorable, rien ne dit que ses députés iraient siéger avec le PDE. Avec le départ de Veltroni, l'aile gauche du PD pourrait imposer une ligne social-démocrate plus que centriste, et l'ancrage du PD dans le Parti socialiste européen dont les Démocrates de gauche (D'Alema et Napolitano) sont déjà membres. Cette aile gauche est actuellement forte de 8 députés européens qui siègent au groupe PSE parmi les 17 membres de la délégation italienne (le reste de la délégation étant plus ou moins proche du PD). L'aile centriste, elle, compte 10 députés européens siégeant au sein du groupe ADLE.

LogoModem.gifLa seule base solide du PDE est donc la France où le MoDem a de bonnes chances de maintenir son nombre de députés de 2004. Cela dit, sans un apport significatif des Italiens et des Lituaniens, le PDE se retrouvera vraisemblablement très marginalisé face à l'ELDR au sein du groupe ADLE.

Un groupe ADLE dont le fondement n'est d'ailleurs pas assuré. En effet, rien ne dit que l'ELDR ne prenne pas l'option d'une alliance avec le PPE au sein du prochain Parlement. Trois éléments pourraient l'y pousser.

FDP_logo.pngD'abord, le fait que le FDP allemand a renoué une alliance durable avec la CDU au plan national dans la perspective des législatives de l'automne prochain. Un positionnement stratégique qui rompt avec celui adopté depuis plusieurs années, le FDP jouant la carte de l'indépendance, en mixant les alliances tantôt avec la CDU, tantôt avec le SPD au niveau des Länder, et ayant été exclu de la grande coalition au niveau national.

Liberal_Democrats_UKBON.pngEnsuite, les tories britanniques, qui à travers les ex-démocrates européens (DE) ont constitué un groupe commun avec le PPE, laissent planer une reprise d'indépendance. Leur leader David Cameron a annoncé la création d'un nouveau parti européen (le Mouvement pour la Réforme européenne - MER) qui lui permettrait de jouer à fond la carte eurosceptique au niveau national. Si cette initiative se concrétise (ce qui est loin d'être assuré, le MER, créé en 2006 restant une coquille vide), elle affaiblirait le poids du PPE, mais parallèlement rendrait acceptable par les Libdems, la constitution d'une alliance entre l'ELDR et le PPE au Parlement européen.

PPE.jpgEnfin, une alliance entre le PPE et l'ELDR pourrait aussi traduire l'une des revendications de fond de l'ELDR. L'ELDR (tout comme le PDE et les Verts) réclame depuis longtemps une véritable "politisation" du Parlement européen par la fin de l'accord technique PPE-DE/PSE qui se partagent la présidence du PE en alternance. Si le PPE avait besoin de l'ELDR pour asseoir sa majorité, ce dernier trouverait ainsi un moyen de faire avancer ses idées, tout en augmentant son poids politique et en garantissant son indépendance par le maintien d'un groupe distinct.

Le PDE, et le MoDem, devront donc déjouer deux scénarios catastrophe à l'issue du prochain scrutin. Le risque d'une marginalisation nette au sein du groupe ADLE face à l'ELDR. Le risque d'un éclatement du groupe en raison d'une alliance PPE/ELDR que le PDE ne pourrait accepter. Et le MoDem n'aura presqu'aucune influence dans la concrétisation de l'un de ces deux scénarios.

L'UMP en tête aux européennes... décidément il faut prendre les sondages avec des pincettes

Le Point dévoile les résultats du dernier sondage IFOP réalisé les 12 et 13 février sur les prochaines européennes. Le dernier sondage datait de décembre (réalisé en novembre). La principale évolution concerne l'UMP qui vire désormais en tête devant le PS avec 26% d'intentions de vote. Vu le contexte politique actuel, ce sondage est une belle démonstration du crédit très relatif qu'il faut leur accorder à quatre mois du scrutin.

EU Question.jpgL'UMP vire donc en tête et devance de trois points le PS (23%). Selon l'IFOP, ce bond est un "trompe l'œil", l'UMP profitant mécaniquement des "retraits" des listes Nouveau Centre et CPNT, présentes lors du sondage réalisé fin novembre. Dans ce dernier, UMP et PS étaient à égalité avec un score de 22%.

Côté MoDem, la progression est sensible, passant de 12 à 14,5%. La dynamique du MoDem trouve sa source dans le soutien des CSP+ plus que dans la captation de l'électorat des sympathisants UMP et PS.

Aux extrêmes, le NPA est à 9% (contre 8 en novembre), LO cède un point (3 contre 4%), pendant que le PCF se maintient (4%). Le FN cède un point (6 contre 7%), et Villiers en gagne un (5%), tout comme Dupont-Aignan (2%).

Surprise, avec la chute des Verts, qui passent de 11% en novembre à seulement 7% ce mois-ci.

Au final, les résultats sont assez étonnants. L'UMP, malgré le regain de tension lié à la crise, parvient à conserver son socle électoral, et même à le renforcer en captant les voix NC et CPNT.

Le PS, assez peu présent dans la pré-campagne et en général, encaisse la montée en puissance de l'extrême gauche (il perd 8 points par rapport à son score de 2004, pendant que l'extrême gauche en gagne 7), mais résiste plutôt bien, le lancement du NPA n'ayant aucune incidence sur lui.

Enfin, la progression du MoDem est elle aussi assez surprenante, tout comme le "gadin" des Verts, ces deux formations n'étant pas spécialement au coeur de l'actualité... Doit-on voir dans la baisse des Verts un transfert des bovéistes vers le NPA et le MoDem ? Pas impossible, même s'il est difficile de comprendre en quoi le positionnement de ces trois partis a évolué depuis novembre. Peut-être le MoDem trouve-t-il aussi sa dynamique en captant une partie de l'électorat "bobo" des Verts... Ce qui signifierait que le quatuor Bayrou-Sarnez-Lepage-Kahn leur convient mieux que le trio Cohn-Bendit-Joly-Bové... Une explication pas tout à fait convaincante...

Au final, l'équation du scrutin reste soumise à une double inconnue. D'abord la participation. Les électeurs "UMP" pourraient se démobiliser pour signifier leur déception à Sarkozy, ou au contraire, se remobiliser derrière leur chef fragilisé. Sans que les autres partis soient plus ou moins forts, la mobilisation en faveur de l'UMP sera certainement l'une des principales clé du scrutin. Seconde inconnue, l'évolution de la crise. Si Sarkozy continue à descendre dans les sondages, si les tensions se cristallisent, les électeurs des listes centrales (Verts, MoDem), pourraient finalement opter pour des votes plus clairement "sanction" en votant qui PS, qui NPA ou Mélenchon-PCF.

Lien vers le site du Point qui relaie les résultats du sondage de l'IFOP pour Paris-Match.

Résultat (.pdf) du sondage IFOP publié en décembre dernier.

Bayrou et Sarnez trahis une fois de plus : deux défections alsaciennes pour le MoDem

En quelques jours, le MoDem a perdu deux personnalités alsaciennes haut-rhinoises.

stoessel.jpgBernard Stoessel, président de la fédération MoDem du Haut-Rhin et 1er Vice-Président du Conseil régional et colistier de Bockel aux municipales à Mulhouse. Est-ce utile de préciser qu'en 2001, il avait conduit la liste d'union de la droite et du centre face à Bockel. Aujourd'hui, il quitte le parti suite à la constitution des listes aux européennes dans le grand Est, qui ont selon lui été établies sans concertation.

destrehu2.pngAnne Dehestru, candidate aux législatives et aux municipales du côté de Guebwiller fustige quant elle « un parti qui n’a même pas la décence de soutenir ceux qui se sont engagés en son nom, dans des contextes difficiles, participant accessoirement à son financement, un parti qui préfère cautionner la duplicité, la trahison et l’absence de courage. Je n’ai plus ma place aujourd’hui dans ce parti. » A priori cette dernière n'aurait toujours pas digéré les dernières municipales. Bayrou l'a investi comme tête d'une liste d'union MoDem-UMP-NC mais n'a pas sanctionné un autre militant MoDem, présent sur la liste du PS (gagnant) et fils d'un ancien maire gaulliste de la ville de 1976 à 2001... Ah, le MoDem... et dire qu'avec les Verts on pensait avoir atteint le point maximal de bordélisme politique ;)

Sarnez et Bennahmias : ces deux grands "inconnus"

Le Figaro fait état sur son site d'un sondage commandé par le MoDem pour évaluer la notoriété de ses têtes de listes aux élections européennes. Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias restent très méconnus par leur futur électorat. Une situation plus que délicate pour le MoDem, dans la mesure où ces deux candidats sont positionnés dans les circonscriptions les mieux pourvues en postes de députés (13 chacune, soit plus d'un tiers des sièges). C'est peu dire que les Parisiens, Lyonnais et Marseillais vont certainement bénéficier de visites régulières de Bayrou dans les mois à venir...

Le "confidentiel" du Figaro

Bayrou face à la dure réalité des sondages

_BENNAHMIAS.jpg_DE SARNEZ.jpgLe patron du MoDem a fait évaluer la notoriété des figures de son parti, en vue des européennes. Marielle de Sarnez, fidèle parmi les fidèles, n'est connue que de 18 % des sondés. Même résultat décevant pour le transfuge des Verts, Jean-Luc Bennahmias, dont le nom est évocateur pour 20 % des personnes interrogées. L'ancien journaliste Jean-François Kahn est crédité de 55 %. Quant à Corinne Lepage, elle peut être rassurée, à 70 %.

Lien vers le site du Figaro.fr

15.02.2009

Manon Fouquet : 1 vidéo en 3 langues pour faire connaissance

La candidate désignée par Brice Hortefeux pour représenter le Nouveau Centre aux européennes vient de lancer son site internet. Une bonne façon de faire connaissance avec la seule candidate du NC quasi-officialisée à une position éligible. Cette directrice d'un établissement de santé privé, conseillère municipal d'opposition de Ballan-Miré (Indre-et-Loire), vous accueille en trois langues, avec beaucoup de naturel et l'assurance des grands tribuns politiques. Espérons que le NC l'envoie quelques jours en stage chez MoMo pour la décoincer un peu...



J.-F. Kahn dans le JDD : une entrée en campagne sans Europe

Il fallait s'y attendre. Pour JFK, l'Europe n'est pas une fin en soi, c'est juste un moyen d'asseoir le centrisme révolutionnaire au niveau national. Triste interview que celle du "compagnon de route" du MoDem dans le grand Est, qui ne parle que MoDem, de Bayrou, de Sarkozy, de Kouchner, de Péan... Pour trouver les questions européennes, il faut donc bien ouvrir les yeux, et ne surtout pas chercher à ce que la question soit abordée sur le fond. Qu'est-ce qui fonde l'engagement européen de Kahn ? Pourquoi se présenter aux européennes plutôt qu'à une autre élection ? Quel est le projet politique du MoDem pour l'Europe ? Aucun élément de réponse dans l'interview. Ne restent que trois phrases où, au détour d'une réponse, l'Europe est rapidement expédiée.

Extraits de l'interview de JFK au JDD :

kahn2.jpg"Aujourd'hui, il est évident qu'il faut construire autre chose, les événements nous donnent raison. N'étant plus journaliste, j'ai eu envie de porter ce projet devant les électeurs et l'opinion, en Europe qui plus est, car le contre-projet de société que nous soutenons ne peut avoir pour socle que le socle européen, celui de l'humanisme et de la démocratie."

"(...) en 1983, j'aurais pu conduire une liste centriste aux européennes, mais là encore, j'ai refusé."

"(...) pour les européennes, j'y crois. Nous allons réaliser de très bons scores." "Au niveau national, c'est compliqué à dire, mais, à titre personnel, je compte bien arriver en tête, devant l'UMP et le PS!"

On pourrait penser que le journaliste du JDD ne lui a pas laissé l'occasion d'aborder l'Europe et a cantonné son interview aux questions nationales. C'est en partie vrai, le journaliste ne pose aucune question sur l'Europe, et préfère interroger Kahn sur Kouchner/Péan. Pourtant, sur au moins trois questions, il était possible de parler d'Europe :

Vous êtes tête de liste Modem aux élections européennes. Qu'est-ce qui vous motive?
N'avez-vous jamais envisagé de vous lancer en politique auparavant?
Comment vous sentez-vous au Modem?

A la première JFK répond par l'échec des systèmes communistes et capitalistes. A la deuxième, il égraine ses refus du passé, sans expliquer pourquoi il accepte aujourd'hui.  A la troisième, il met en avant l'accueil chaleureux des militants...

Lien vers l'interview sur le site du JDD

14.02.2009

Sylvie Goulard : une vidéo pour faire connaissance

IPolTV avait consacré un reportage à Sylvie Goulard en juin 2008 à l'occasion du forum Paroles d'Européens qui se tenait à Marseille le jour des résultats du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne. Une vidéo à (re)voir pour découvrir le future députée européenne du MoDem dans le grand Ouest.


envoyé par iPolTV

13.02.2009

Européennes : MoDem et PS partent avec un handicap

Laurent de Boissieu a réalisé des projections en sièges pour les prochaines européennes en se fondant sur les scores réalisés par les listes en présence en 2004. Il a également réalisé l'exercice sur la foi des résultats de la dernière élection présidentielle, ce qui me paraît moins intéressant, dans la mesure où contexte politique, participation, enjeux du scrutin sont extrèmement différents. En reportant les scores de 2004, le PS et le MoDem seraient les deux seuls "grands" partis à perdre des sièges.

carte_france.pngCe qui va changer en 2009, c'est que la France va perdre 6 sièges de députés européens (72 contre 78). Leur suppression a été effectuée en fonction du poids démographique de chacune des grandes-régions circonscriptions. Ainsi, l'Île-de-France, l'Est, le Massif-Central-Centre et l'Ouest perdent chacun 1 siège. Le Nord-Ouest,  2 sièges. Avant d'en venir aux résultats de Laurent de Boissieu, il faut tout de suite les relativiser. Car le contexte électoral, sans parler de la crise, sera globalement assez différent de celui de 2004. La seule constante sera le handicap conjoncturel de l'UMP, toujours au pouvoir, et à nouveau en pleine zone d'impopularité. Côté PS, la situation s'est brouillée avec le référendum de 2005 et l'arrivée sur la scène de Ségolène Royal. Au Centre, l'UDF a laissé place au MoDem. A la gauche de la gauche, le PCF est mort, Mélenchon cherche à en reprendre l'espace politique et l'extrême gauche a le vent en poupe. A la droite de la droite, Villiers et Dupont-Aignan pourraient profiter de la perte de vitesse et d'audience du FN... encore que...

Ump_logo.PNGLogo_des_verts_français.pngLes résultats de la projection de Boissieu sont donc les suivants. Globalement, l'UMP et les Verts conserveraient leur nombre actuel de députés. Les Verts conserveraient un élu dans chaque circonscription, sauf, comme en 2004, dans le Centre et en Outre-Mer, soit 7 députés. L'UMP conserverait 3 élus en IDF et dans le Sud-Est et deux dans les autres circos (sauf DOM avec un seul élu comme en 2004), soit 17 députés. En statu quo également, le PCF et le MPF avec 3 élus, mais cela ne veut pas dire grand chose dans la mesure où l'extrême gauche n'avait eu aucun élu en 2004.

LogoModem.gifLOGO-PS_jpg.jpgA la baisse, le PS, qui perdrait 3 sièges (1 en IDF, 1 dans le Nord-Ouest et 1 dans l'Ouest) avec 28 élus. Le MoDem en perd quant à lui 2, dans le Centre (plus d'élu) et dans l'Est (un seul contre 2). Le FN perdrait également un siège dans le Nord-Ouest pour n'en avoir plus que 6.

Concernant le MoDem, l'application des résultats de la présidentielle est tout de même riche d'enseignement. En introduisant ce "meilleur score historique", il est même possible de voir les circos où le MoDem serait en capacité de gagner des sièges. Globalement, il passerait de 11 à 14 députés. Les trois sièges supplémentaires seraient gagnés dans le Sud-Est, le Nord-Ouest et l'Ouest (parallèlement, il conserverait 1 siège dans le Centre et 2 dans l'Est, ce qui ferait donc un gain de 5 sièges par rapport à la transposition des résultats de 2004 à 2009).

Cette hypothèse maximaliste permet donc de dresser la liste des élus presque assurés, et de ceux qui pourraient sauver leur siège de justesse :

  • Elus presqu'assurés : Sarnez, Lehideux, Bennahmias, Faure, Lepage, Rochefort, Laperrouze, Goulard, Kahn.
sarnez5PNg.pnglehideux.jpgbennahmiasPNG.pngfaure.jpglepage3PNG.pngrochefortPNG.pnglaperrouze.jpggoulardPNG.pngkahn4PNG.png
  • Elus possibles en cas de très forte vague pro-MoDem : Artigues, Henno, Joncour, Beaupuy, Griesbeck.
artigues.jpghenno.jpgjoncour.jpggriesbeck.jpgbeaupuyPNG.png
  • Candidats n'ayant presqu'aucune chance d'être élus : Mehal, Adaissi, Wehrling.
mehal.jpgAdaissi.jpgwehrling.jpg

Elle permet également de mieux comprendre pourquoi les candidats de la diversité ont été positionnés là où ils sont (aucune chance d'être élus), pourquoi la candidature de Wehrling est très symbolique elle aussi, alors que les sortants méritants et ex-UDF implantés localement trustent/sont relégués les/aux places qui (n')ont (qu')une petite chance de créer la surprise.

Lien vers l'article que Laurent de Boissieu consacre à ses projections sur son blog.

Le détail des projections sur le site France-Politique.fr de Laurent de Boissieu.

Hollande : "Bayrou n'est qu'un ersatz de la gauche"

Après son relooking, François Hollande chercherait selon certains médias à préparer sa candidature pour 2012. Comme il ne supporte pas de ne pas être le seul à rêver de l'impossible, il profite du lancement de son courant pour taper sur deux autres utopistes de gauche : Besancenot et Bayrou...

Extrait de la tribune de Hollande publiée sur Slate.fr

bayrou_hollande.jpg"Est-ce à dire que le salut du PS se trouverait alors du côté du Modem?

Le problème serait idéologique si le parti de François Bayrou situait ses exigences sur ce terrain-là. Mais telle n'est pas sa démarche. Il ne se place sur le champ des programmes et des idées. Il ne demande pas à confronter les positions respectives du PS et du Modem sur la relance, la fiscalité, la protection sociale ou la maîtrise de la dette, pas davantage sur l'Europe ou la laïcité. Non l'extrême centre veut occuper tout le terrain de l'opposition. Plus gaulliste que les derniers chiraquiens, plus laïque que les anciens de la FEN, plus révolté que les vieux amis d'Arlette, plus anti-sarkoziste qu'aucun ancien balladurien comme lui ne pourra jamais l'être, François Bayrou veut être tout pour être le premier de l'opposition - non pour contractualiser avec le PS mais pour le dominer et donc le briser.

François Bayrou n'est pas un ennemi de la gauche - il peut même indirectement travailler pour elle, il n'en est qu'un ersatz. Une apparence, une illusion.
"

Lien vers la tribune sur Slate.fr

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