18.12.2008
La moitié des députés NC contre la réforme audiovisuelle, une première
Dépêche AFP
La moitié des députés NC contre la réforme audiovisuelle, une première
Dix députés Nouveau Centre sur 23 ont voté contre le texte, dont le président du groupe François Sauvadet, et quatre se sont abstenus, selon le décompte officiel du scrutin solennel.
Seulement six ont voté pour. Trois n'ont pas pris part au vote.
Pour le parti présidé par le ministre de la Défense Hervé Morin, fondé par les députés UDF qui avaient rejoint Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle, c'est une première.
Ils s'étaient divisés, en octobre 2007, sur le projet de loi Hortefeux sur la maîtrise de l'immigration, qui comportait le dispositif controversé des tests ADN. Mais seuls 10 abstentions et quatre votes contre (ainsi que quatre pour) avaient été comptabilisés au sein de ce groupe qui s'inscrit fermement dans la majorité.
Cette fois, le groupe s'est montré uni dans son opposition au "calendrier" et au "mode de financement" de la réforme, qu'il juge pourtant sur le fond "nécessaire pour protéger l'audiovisuel public".
"Pas maintenant et pas comme ça!", a lancé le député-maire d'Agen Jean Dionis du Séjour, qui a souvent mené les joutes à l'Assemblée, déplorant "une belle occasion gâchée".
Après avoir demandé le report à 2012 de la suppression de la publicité, les députés NC ont proposé "une redevance élargie, équitable, juste", pour "pérenniser le financement" de l'audiovisuel public, étant opposés à la création de deux taxes, sur le chiffre d'affaires publicitaire des chaînes privées et sur les fournisseurs d'accès internet.
Si l'opposition du NC à un texte est surtout symbolique à l'Assemblée où l'UMP est largement majoritaire, il en va autrement au Sénat où l'UMP n'a plus la majorité absolue et doit composer avec les centristes.
Le groupe Union Centriste (UC), fort de 30 sénateurs, regroupe Nouveau Centre et MoDem.
Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a minimisé l'opposition des députés NC: "il faut les laisser vivre", a-t-il dit, rappelant qu'ils n'avaient "pas manqué" à la majorité sur le budget ou le budget Sécu.
Au Sénat, où le texte doit être examiné du 7 au 16 janvier, "on aura moins de problèmes", a pronostiqué le ministre, affirmant que Union Centriste est "pour le texte".
Le patron de ce groupe, Michel Mercier, l'a pourtant contredit. "Il n'y aura pas d'unanimité du groupe centriste" sur ce projet de loi, et "il y aura probablement des votes contre", a indiqué mercredi à l'AFP le sénateur du Rhône.
Favorables à "des ressources fiscales pérennes" pour la télévision publique, les sénateurs centristes vont "se battre sur la redevance", dont ils souhaitent un relèvement et une application "socialement plus équitable", a-t-il indiqué.
Par AFP, publié le 17/12/2008 à 19:37
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15.12.2008
Législatives partielles : l'influence du MoDem aura été nulle
Le MoDem a présenté des candidats aux deux législatives partielles, se déroulant dernièrement en Gironde et ce week-end à Reims. Au-delà du fait que le MoDem n'avait aucune chance d'être présent au second tour, celui de présenter des candidats n'aura aucunement influencer le résultat de ces deux scrutins.
Quitte à ne pas gagner, le MoDem, qui offre à l'électeur la troisième voie qu'il est censé rêver depuis des décennies, devrait au moins influencer les scrutins auxquels il se présente. Aux législatives de 2007, le piètre score du MoDem pouvait légitimement être expliqué par la volonté des Français de donner une large majorité à Sarkozy et leur réflexe encore pavlovien de corriger le tsunami UMP annoncé le soir du 1er tour en votant PS pour le second... Encore que, passer de 18% à 7% en un mois demeurait un gadin électoral qui trouvait aussi son explication dans des handicaps internes (candidats inconnus, positionnement non aligné peu clair).
Aux municipales, on nous annonçait côté MoDem que le parti jouerait enfin pleinement son rôle. En gagnant lui même quelques villes, et surtout en devenant l'arbitre indispensable à l'un des camps PS ou UMP pour remporter le second. Las, Bayrou n'a même pas réussi à gagner à Pau, Delanoë n'a pas eu besoin de Sarnez qui s'est retrouvée dépouillée, seule à siéger au Conseil de Paris, et lorsque le MoDem a remporté ou conservé des villes, c'est (presque) toujours grâce à une alliance on ne peut plus traditionnelle avec les forces de droite locales, rangées derrière un maire ex-UDF bien installé.
Bilan : pas de dynamique MoDem, pas de dynamique Bayrou, une lisibilité politique nulle, en raison des alliances à géométrie variable, qui ne permet même pas à l'électeur de sortir de ces élections en sachant un peu mieux ce que le MoDem propose dans son programme...
Alors, en attendant les européennes et les régionales, dont le MoDem aura bien du mal à dire que le scrutin et l'objet même de l'élection ne lui sont pas favorables, il reste intéressant de regarder ses scores aux partielles récentes.
En Gironde, le PS a créé la surprise en remportant haut la main une circo détenue depuis longtemps par la droite, qui plus est, face à un candidat local réputé "ami personnel de Sarkozy". Le MoDem devrait, théoriquement, avoir joué un rôle, en captant, logiquement, une partie de l'électorat de droite modérée au 1er tour, qui se serait tourné vers le PS au second. Mieux encore, le scrutin se déroulant en plein congrès du PS, le MoDem aurait dû profité de la lassitude des sympathisants PS, qui pouvaient trouver dans le parti démocrate, non aligné mais clairement anti-Sarko, une bonne façon de caloter l'UMP, sans pour autant donner un blanc seing au PS. Que nenni, le PS aura gagné seul cette élection, le MoDem réalisant un ridicule 3,57% au 1er tour. Derrière les chasseurs du CPNT.
A Reims, le contexte était différent, mais potentiellement favorable au MoDem. Une ville de tradition centriste depuis la Libération, venant de passer à gauche, en grande partie à cause des divisions à droite dues à l'échec de Dutreil à s'imposer localement. Quoi de plus porteur pour le MoDem, qu'une ville qui vient de rejeter la droite aux municipales, qui présente un terreau centriste entretenu de longue date et qui a le sentiment de s'être donnée à la gauche, sans vraiment le vouloir ? Le MoDem y réalise au 1er tour un score plus honorable qu'en Gironde avec 7,62% des voix se portant sur son candidat, Franck Noël. Au soir du 1er tour, les analystes annoncent donc une victoire du PS possible, son candidat étant presqu'à égalité avec celui de l'UMP. Mais là encore, le score honorable du MoDem n'aura aucune influence. Il aurait pu être le signe d'une dynamique contre le candidat UMP, favorable à la gauche, même si bien sûr le candidat MoDem s'est abstenu de toute consigne de vote pour le second tour. Et pourtant, le candidat UMP l'emporte avec 52,5% des suffrages.
Décidément, être candidat MoDem à une législative partielle, ça ne sert pas à grand chose...
00:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, législatives
13.12.2008
François "plastique" Bayrou
François Bayrou était l'invité jeudi soir de l'émission A vous de juger sur France 2. Sa séquence s'est terminée par un échange assez vigoureux avec Jean-François Copé, qui lui a asséné quelques vérités auxquelles il a eu un peu de mal à répondre. Sans compter la gaffe sur Giscard, que Bayrou croyait être le créateur de l'ancêtre du CSA... Pour une fois qu'il en disait du bien... Mais bon quand on est dans la critique systématique, on est parfois obligé de réécrire sa propre histoire.
Le début de l'échange
Autre capture du début de l'échange, pour les impatients rdv à 13:50
La fin de l'échange et la gaffe sur Giscard à 13:40
22:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, copé, à vous de juger, chabot





