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06.04.2008

Jean Arthuis quitte un MoDem qui n'a plus rien à lui donner.

Jean Arthuis annonce dans le JDD qu'il quitte le MoDem. "On ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem ce n'est pas le Temple Solaire" balance-t-il selon une dépêche.

Cela fait bien longtemps que ce départ était prévisible. Depuis la création du MoDem, Jean Arthuis tenait une ligne bien difficile. Et peu claire. Celle d'être opposé à la création du MoDem tout en devenant membre fondateur en décembre dernier. Celle d'un défenseur de l'UDF d'avant, tout en se satisfaisant de sa disparition, pourvu qu'elle s'accompagne d'une phase transitoire où la vieille dame du centrisme français se résumait à une coquille vide. Celle d'un sénateur qui refuse d'intégrer le Nouveau Centre, tout en poussant le groupe centriste du Sénat à adopter une motion de soutien à la majorité présidentielle...

Pendant quelques mois, Arthuis aura mené un combat virtuel et sans issue. Virtuel, car de combat il n'y a pas vraiment eu. Il n'a pas mené la bataille statutaire qu'il avait promise. Il s'est abstenu de défendre réellement ses positions en interne au profit de quelques déclarations avant tout médiatiques. Mais que pouvait-il faire face au "gourou Bayrou" qu'il dénonce aujourd'hui ? Pas grand chose il est vrai. Le MoDem n'est plus l'UDF et avant même le MoDem, l'UDF n'était déjà plus l'UDF depuis longtemps.

Si Arthuis finit par mettre ses idées en cohérences avec ses engagements partisans, il sera parmi les derniers. Pourtant bien des occasions lui ont été offertes de défendre sa ligne. Mais, comme bien d'autres qui sont aujourd'hui au Nouveau Centre, il a préféré laissé Robien défendre seul cette ligne. Avant le 1er tour, il a laissé Santini incarner le ralliement des centristes à Sarkozy. Au soir du 2nd tour de la présidentielle, il a abandonnés ceux qui avaient le courage de rompre avec Bayrou en les laissant être taxés de traitres au centrisme.

Oui, Arthuis, qui est homme honorable par sa rigueur, son sens des valeurs, le travail qu'il accomplit au Sénat, Arthuis reste décidément un pur produit de l'UDF d'antan. Un homme de centre-droit qui n'est à l'aise que douillettement blotti dans une chapelle qui lui garantit de ne pas devoir trop se battre pour faire gagner ses idées. Cette UDF, qui pouvait quémander des postes auprès du RPR par le pouvoir de nuisance qu'elle représentait en divisant l'électorat conservateur en deux, a vécue.

Finalement, Arthuis aura sûrement été de ceux qui auront toujours manqué aux combats des centristes. Manqué à ceux qui ont espéré peser au sein de l'UMP. Manqué à ceux qui se sont engagés au Nouveau Centre pour faire survivre le centre-droit. Ceux-là peuvent lui en vouloir aujourd'hui, car leur aventure serait sans doute plus crédible si elle ne s'était pas résumée à son origine en une opération de sauvetage des députés UDF sortants.

Cependant, son départ est aussi la démonstration que le MoDem se révèle un échec.

Un parti sans élus. Pas de députés, pas vraiment de sénateurs sinon réfugiés dans un groupe qui deviendra bientôt aussi anachronique que le RDSE des radicaux. Bien peu d'élus locaux aussi. Et s'il aura peut-être demain de nouveau quelques élus européens, leur niveau sera sans doute bien en deçà des pointures de l'ancienne UDF. Jamais le MoDem n'aura les ressources pour donner à l'Europe un Bourlanges, un Lamassoure, un Cavada et encore moins une Simone Veil...

Un parti sans dynamique militante suffisante. On a beaucoup parlé du nombre de militants ces derniers mois au MoDem. Mais les municipales auront sonné le début d'une hémoragie que Bayrou-Sarnez ne parviendront certainement pas à contenir. Ceux venus de la gauche ont rêvé d'un MoDem qui soit une UDF qui s'allie naturellement avec les forces de gauche pour infléchir la ligne du PS vers un positionnement plus moderne et actuel. Ils ont désormais la démonstration que le MoDem ne gagne que dans le cadre d'alliances avec la droite, que le PS n'a pas besoin de changer quoi que ce soit pour récupérer les voix modemistes du 1er tour et que le MoDem n'aura, par l'essence de son positionnement central, jamais de stratégie d'alliance naturelle avec la gauche. Ceux attachés au positionnement au centre-droit, peuvent désormais faire le constat que le MoDem favorise les victoires de la gauche, et qu'il ne pèse pas suffisamment pour remporter des primaires à droite.

Un parti qui ne donne pas d'espace à l'expression des idées. Le MoDem se résume plus que jamais à Bayrou lui-même. Bayrou a toujours suivi la ligne du "moins nous serons nombreux, plus notre ligne sera apurée". Aujourd'hui, Bayrou est seul, et il n'a plus de ligne à défendre sinon celle du recours à un homme providentiel. Mais comme je l'ai souvent dit, Bayrou n'est pas De Gaulle.

Alors, oui Arthuis a raison de quitté le MoDem. Le MoDem n'a que faire des élus. Il n'a rien à lui apporter en terme de dynamique militante ou électorale. Il n'a d'autre vocation que de résister jusqu'à la présidentielle de 2012. Et Arthuis n'a pas la prétention d'y être candidat.

Trackbacks

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Commentaires

je suis d'accord avec l'analyse de ce billet, sur Arthuis et sur les difficultés du MoDem. Mais à la différence d'Arthuis, je suis dans le combat. Et j'espère toujours un peu ;-)

Ecrit par : Le Petit Grognard | 06.04.2008

Il ne reste plus grand chose de l'UDF de 2007, qui avait aidée Bayrou à faire un bon score aux présidentielles. Le MoDem désorganisé, vidé petit à petit et sans ligne claire survivra t'il jusqu'en 2012 ? Pas sûr.

Ecrit par : Sébastien Pereira | 06.04.2008

Je serais plutôt d'accord concernant Arthuis, même si je regrette son départ, sans m'en étonner.

Sur ton dernier point, je suis dubitatif. Deux tendances je crois aujourd'hui s'affrontent au MoDem. Les "Bayrouistes" qui effectivement ont été d'abord séduits par le petit coté "homme providentiel" que FB a su développer au printemps dernier. C'est un peu le fan club, et j'ai horreur des fan clubs.

Et, je dirais, les Réalistes, qui sont d'abord venus pour essayer de construire un parti nouveau, porteur d'un projet innovant. Et à ceux là, le sort personnel de FB importe assez peu. Par contre ils sont en demande d'un véritable travail de réflexion politique, économique, sociétale, etc... Avec des objectifs qui sont beaucoup plus vastes que 2012.

Tout le challenge aujourd'hui est d'arriver à mener cette réflexion de façon à élaborer une ligne politique claire. Et toute la difficulté est de savoir si au niveau national, FB, comme Sarnez et d'autres, auront l'intelligence et la souplesse pour comprendre cette demande et s’y adapter. Pour le moment, c’est vrai que je n’en sais rien…mais je ne désespère pas.

Ecrit par : Bertrand | 07.04.2008

Deux posts de Corinne Lepage sur son blog. Analyse pertinente, mais ton un peu trop soft à mon goût... En gros, elle regrette le peu de démocratie interne du MoDem tout en se félicitant d'appartenir à un camp de réfugiés interne grâce à sa chapelle CAP21... Décidément...

http://corinnelepage.hautetfort.com/archive/2008/04/07/corinne-lepage-le-modem-doit-etre-beaucoup-plus-democratique.html

http://corinnelepage.hautetfort.com/archive/2008/04/06/corinne-lepage-le-modem-et-la-demission-de-jean-arthuis.html

http://corinnelepage.hautetfort.com/

Ecrit par : Bob | 08.04.2008

Sur Arthuis, à la relecture, je pense que j'aurais du insister sur un point. Au même titre de Saint-Etienne, Courson, Bourlanges, Blanc ou même Cavada dans une certaine mesure, son départ signe aussi la perte d'un homme politique capable de réfléchir, d'apporter des contributions de fond.

Plus que l'énième départ d'un ex-proche de Bayrou-qui-est-décidément-de-plus-en-plus-seul, cette fuite de la matière grise constitue un véritable handicap pour le MoDem. Je ne crois pas que Bayrou aurait eu un programme crédible en 2007 sans les contributions des "intellectuels" de son équipe. Surtout sur les questions économiques, sur lesquels, il est très faible personnellement et qui sont pourtant une donnée essentielle pour être un présidentiable "à la hauteur".

Maintenant, je comprends qu'une partie des militants du MoDem souhaitent continuer l'aventure. Il y a plusieurs raisons à cela. Le rejet de l'UMP et du PS, l'envie de construire une formation politique vraiment nouvelle, les liens d'amitiés, l'admiration pour l'homme Bayrou... Toutes ces raisons sont valables et honorables.

Ce que j'ai du mal à discerner, c'est ce que pourrait être cette fameuse ligne claire et "hyper" démocratique dont on parle depuis sa création au MoDem ? J'ai beau chercher j'ai vraiment du mal à trouver.

Sinon la question du positionnement central... Encore que question démocratie, les municipales ont démontré que cela se traduisait par une cuisine électorale, certes artisanale, mais pas franchement plus ragoûtante de celles des cuisines centrales UMP et PS...

Sans parler de l'interne, où le MoDem se résume pour l'instant en un ravalement de façade finalement très sommaire de l'antique UDF. Bien loin de la démocratisation formelle que représente l'UMP par rapport au RPR d'antan et moins attrayant que le ségolo-participativisme qui tranche franchement avec le mitterando-courantisme au PS.

Sur les autres questions (économie, social, sociétal, environnement, international, Europe...) j'ai vraiment du mal à imaginer ce que le MoDem peut proposer d'original. Je me trompe ?

Ecrit par : Bob | 08.04.2008

Bob,

tu as raison sur un point. Le MoDem a effectivement un problème, entre "ligne politique claire" et "démocratie interne".

La grande demande de la base lors de sa fondation a été effectivement la mise en place d'une démocratie interne véritable, et ce d'autant plus que cela constituait un des principaux arguments de vente de Bayrou. Sur le principe, on a du mal à y être opposé.

Dans les faits, cette exigence, légitime, pose problème. Je m'explique : autant il est sain que le débat soit véritablement démocrate en ce sens que tous, du plus aguerri eu plus novice, puissent s'y exprimer librement ; autant c'est un leurre que de penser qu'on puisse marier efficacité de résultats et démocratie de décision.

Pour le vivre à peu près quotidiennement, on se rend compte qu'il est difficile pour beaucoup d'accepter qu'à un moment donné l'efficacité impose un choix clair. Et qu'il revient à certains - soit parce que plus compétents sur tel ou tel sujet, soit parce que élus justement pour « trancher » - de choisir en dernier ressort.
Pour les « primo-engagés », ou les novices en politique, ce n'est pas une évidence. Beaucoup rêvent un peu d'une formation où toutes les décisions seraient prises collectivement par tous, à tous les niveaux.

Concrètement, cela donne effectivement ce que l'on a vu aux municipales. Où Bayrou, officiellement, affirmait que dans chaque ville les adhérents seraient libres de leurs alliances potentielles tout en manœuvrant dans certains endroits pour imposer ses vues. Et où dans d'autres villes on a vu un choix démocratique des adhérents mis à mal par d'autres…au nom même de la démocratie interne !

Si le Modem veut continuer, il va falloir que rapidement, en interne, soient déterminés les différents « niveaux démocratiques ». A partir de quel moment le choix (de la ligne politique, du fonctionnement, des alliances, etc…) quitte le cadre du débat pour rentrer dans le champ décisionnel. Exactement comme dans une entreprise. On peut discuter, consulter et proposer autant qu'on veut. Mais à un moment c'est au responsable de prendre la décision finale, qui s'impose alors à tous. Dans une entreprises le responsable est libre de sa décision ; dans un parti qui se veut démocratique dans son fonctionnement, cette décision doit être respectueuse de la volonté exprimée majoritairement. Mais dans les deux cas arrive un moment où sa responsabilité est justement de trancher.

Sans déterminer avec précision où s'arrête la démocratie interne et où commence la responsabilité des dirigeants, on voit mal comment une ligne politique claire pourrait exister.

Ecrit par : Bertrand | 08.04.2008

au revoir mr arthuis, on ne vous regrettera pas, vive françois bayrou et vive le modem.

Ecrit par : azdine traka raismes | 08.04.2008

A Bertrand

Pour faire fonctionner démocratiquement et efficacement un parti, il n'y a guère que deux solutions.

La première consiste, comme au PS, d'asseoir la légitimité des dirigeants locaux et nationaux sur un système de courants, exprimant les différentes sensibilités qui le compose à travers de motion. La motion majoritaire devient la ligne du parti et ceux qui l'ont former ses dirigeants.

La seconde consiste, comme à l'UMP, est plus pyramidale. La légitimité vient moins du débat entre courants de pensée que des qualités personnelles du chef, choisi en premier lieu pour ses capacité de rassemblement. Le rassemblement implique un respect du pluralisme qui passe par une répartition des postes entre les différentes tendances.

L'avantage du PS, c'est que son fonctionnement est très démocratique. Qu'il conditionne la désignation des leaders à la définition d'une ligne programmatique. Le défaut, c'est qu'elle mélange en permanence les questions de fond et de personnes, et que le processus abouti forcément à ce qu'un courant minoritaire et dont ont sait exactement combien il pèse par rapport aux autres, finisse par contrôler l'ensemble du parti.

L'avantage de l'UMP, c'est que le chef n'est pas le représentant d'un courant, mais uniquement l'incarnation du parti. Il y gagne une autorité difficilement contestable. Le pluralisme étant la règle, il n'est pas nécessaire de se compter pour peser. Le parti en sort globalement plus uni. Le principal inconvénient est que cela nuit grandement au débat de fond. Celui-ci ne devient plus que secondaire, et même s'il a lieu, ses conclusions sont toujours soumise a priori à leur acceptation par le chef.

Finalement l'UMP a un fonctionnement mixte à la fois héritier de l'UDF pour sa dimension consensuelle et pluraliste et du RPR pour la prééminence du chef sur la définition de la ligne politique.

Le défi du MoDem est effectivement d'invention un système vraiment démocratique. Mais je ne vois pas trop lequel est possible. Quelque part, votre chance est que la question du chef ne se pose pas. C'est forcément Bayrou. Un fonction type PS, organisé en courants d'idées pourrait donc fonctionner sans être pollué par la question des personnalités ou les difficultés à asseoir la légitimité d'un leader issu d'une minorité. C'est d'ailleurs ce qu'a connu le PS sous Mitterrand, avec un débat interne encore riche animé de véritables oppositions idéologiques, modérées par l'efficacité d'un chef incontestable.

Mais il est peu vraisemblable que le MoDem fonctionne ainsi, simplement parce que cela implique également que le leader pour incontestable qu'il soit, ait face à lui une opposition interne crédible. Il manque selon moi un Rocard à Bayrou. Un homme qui défende une ligne nettement différente de celle du chef et crée ainsi une véritable alternative.

Au final, le problème du MoDem est qu'il n'y a pas de place pour une véritable démocratie dans une formation politique qui n'existe que par son seul leader. Le contester, c'est forcément remettre en cause l'existence même du parti. Et sans opposition il ne peut y avoir de véritable débat démocratique.

Le MoDem me semble condamné à un simulacre de démocratie, car quand bien même vous discuterez, débatterez, trancherez des questions, vous ne pourrez jamais adopter - ni même penser adopter - une ligne qui serait incompatible avec celle défendue par Bayrou. Vous serez donc certainement dans un débat démocratique permanent à la base, dans lequel l'arbitre suprême qu'est Bayrou piochera à sa guise.

Un fonctionnement pas si éloigné du RPR d'antan, où le débat existait plus qu'on ne le croit à la base, mais dont les tendances n'avait d'autre choix que de se ranger derrière l'incarnation de l'héritier du Général.

Ecrit par : Bob | 08.04.2008

Bob,

C'est un fonctionnement (celui du RPR) qui ne lui a pas trop mal réussi et termes de résultats. Effectivement, le RPR a été fondé autour de la personne et de l'ambition de Chirac comme le MoDem autour de la personne de Bayrou.

Qu'il manque une opposition interne, je n'en suis pas convaincu. Le PS est dans une culture d'oppositions internes à son leader, et là, les résultats nationaux s'en ressentent.

Par contre qu'il manque aujourd'hui au MoDem une diversité à sa tête, oui. Lepage commence doucement à incarner quelque chose qui pourrait y ressembler. Mais il en faudrait d'autres. Précisément pour incarner le débat et, quelque part aussi, pour "contrôler" un peu Bayrou. Je me méfie comme de la peste de toute forme de dévotion...

Ecrit par : Bertrand | 08.04.2008

A Bertrand

Oui le fonctionnement du RPR était certainement l'un des plus efficace... mais question démocratie ... Et ne serait-ce pas un comble pour un parti démocrate que se retrouver à fonctionner comme un parti d'essence césariste ?

Sur Lepage, je suis d'accord, elle est certainement l'une des personnalités qui peut émerger au MoDem. Mais elle n'a pas l'envergure suffisante pour peser réellement. Son parti reste groupusculaire, elle reste plus un expert en écologie qu'une écologiste. Et puis, on ne peut pas dire qu'elle ait créé la surprise lors des dernières élections municipales... Elle essaie de prendre de l'épaisseur en se faisant la porte-parole des aspirations de la base du MoDem, mais elle reste une porte-parole auto-proclamée.

A part elle, je ne vois pas trop qui peut émerger.

Bennahmias ? En se ralliant au PS à Marseille, il n'a fait qu'adopter les vieux réflexes que bcp de MoDem reprochent aux UDF historiques. Celui de privilégier son inclination personnelle plutôt que de forger une stratégie originale. Et puis, il n'a pas emmené bcp de troupes avec lui. Il faut dire que "les troupes" chez les Verts, se sont tjs résumées à peu... En tout rien de comparable avec les mouvements environnementalistes associatifs qui auraient pu devenir leur réservoir de militants.

Gourault ? Sympathique, mais définitivement groupie indécrottable. Et puis, elle a peu de chances de conserver son mandat de sénateur lors du prochain renouvellement. Même si elle ne fait pas partie de la série de septembre prochain, elle est localement virtuellement politiquement morte. Elle a contribué à tuer son poulain (Perruchot) et Leroy a facilement récupérer l'essentiel des réseaux centristes du Loir-et-Cher avec l'aide de Fauchon...

Mercier-Arthuis-Cornillet ? Ils sont depuis le début dehors tout en restant dedans.

Quitterie Delmas ? Impossible tant que Sarnez est là. Et Bayrou n'est pas Chirac, il ne rompra sans-doute jamais avec sa Marie-France Garault.

Après, il reste bien peu de personnalités de niveau national... Et les autres ont peu de chances, sans mandat de parlementaire, d'émerger un tant soit peu médiatiquement. Et puis, dans la plupart des grandes villes les personnalités qui avaient un peu de potentiel ont été broyées par la stratégie du parti. Comme Forget par exemple, qui aura bien du mal à se remettre des municipales de Toulouse...

Ecrit par : Bob | 08.04.2008

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