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22.12.2007
Bayrou et Sarnez bientôt encore trahis ? Mousson, Stasi et Gibault (ex-UDF) sur le point de quitter le MoDem parisien ?
Dépêche AFP


A Paris, le Mouvement démocrate (MoDem), qui a différé à début janvier la publication de ses vingt têtes de liste pour les municipales, est en butte à la volonté de l'UMP d'attirer de nouveaux centristes sous ses couleurs.
La chef de file du MoDem à Paris, Marielle de Sarnez, prévoit désormais de faire connaître "dans les premiers jours de janvier", et non plus d'ici la fin décembre comme prévu initialement, les 20 têtes de liste.
Didier Bariani, président du groupe MoDem au conseil de Paris, a expliqué le léger report par le calendrier municipal chargé, avec notamment le vote mardi du budget de l'Hôtel de Ville, et la nécessité d'éviter la période des fêtes pour une meilleure "visibilité".
La composition complète des listes sera, elle, connue comme prévu "avant la fin du mois de janvier", selon la députée européenne et conseillère de Paris.
L'UMP, qui a présenté fin novembre ses têtes de listes, dont le transfuge du MoDem Jean-Marie Cavada dans le crucial XIIe arrondissement, veut pour sa part poursuivre l'"ouverture au centre-gauche et au centre-droit".
Parmi ceux que le parti espère attirer sur les listes de la majorité présidentielle, figurent selon une source UMP, l'économiste Christian Saint-Etienne, l'avocat Mario Stasi et la députée européenne Claire Gibault.
"C'est la débandade au MoDem", affirme cette source. "Beaucoup de leurs candidats aux législatives veulent nous rejoindre".
Les trois cités font effectivement partie des ex-candidats MoDem sur lesquels Mme de Sarnez aurait pu s'appuyer pour constituer ses listes.
M. Saint-Etienne a confirmé mardi son départ du MoDem, dénonçant une "instrumentalisation" du parti en vue de la présidentielle de 2012 et un "manque de transparence" à Paris.
Bien qu'il ait démenti une information du quotidien Libération selon laquelle il figurerait en troisième position sur la liste de Jean Tiberi (qu'il avait affronté aux législatives) dans le Ve arrondissement, les proches de Mme de Sarnez ne se font pas d'illusions.
"Jean Tiberi m'a confirmé que Christian Saint-Etienne serait bien 3e sur sa liste", a dit à l'AFP une source MoDem.
Même si M. Stasi assure que "rien n'est fait", tandis que l'eurodéputée Claire Gibault dit que "ça n'est pas d'actualité", leur départ semble être anticipé au sein du MoDem. Le premier aurait été convaincu par le Nouveau Centre, tandis que la deuxième cotoie M. Cavada au Parlement européen.
Le Nouveau Centre (ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy) revendique aussi d'avoir convaincu Olivier Mousson, ex-candidat MoDem aux législatives dans le XVIIè arrondissement, de le rejoindre.
Pour Marielle de Sarnez, "l'Elysée et l'UMP continuent leurs tentatives de débauchages pour mettre à mal la stratégie d'autonomie du MoDem". Mais elle affirme n'avoir aucun mal à constituer ses listes, qui comporteront "un grand nombre de jeunes".
Selon le conseiller de Paris MoDeM Michel Bulté (ex-UMP), cette "frénésie de débauchages assainit la situation, et montre la nervosité de l'UMP", face à des sondages où le MoDem est "stable" (8% selon le dernier Ifop), alors que Mme de Sarnez ne rentrera véritablement en campagne qu'en janvier. "On a une marge de progression considérable", estime-t-il.
PARIS (AFP) - 19/12/07
02:35 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Sarnez, UDF, MoDem, Nouveau Centre, Stasi, Gibault
19.12.2007
Bayrou et Sarnez une nouvelle fois trahis : Christian Saint-Etienne (ex-UDF) quitte le MoDem dénonçant une "situation de non-transparence totale"
Article paru sur le NouvelObs.com
Christian Saint-Etienne quitte le Modem
L'économiste Christian Saint-Etienne a annoncé mardi 18 décembre son départ du Mouvement démocrate (MoDem), dénonçant l'"instrumentalisation" du parti en vue de la présidentielle de 2012 et le "manque de transparence" à Paris.
"J'ai démissionné hier du MoDem, pour mener un combat d'idées", a déclaré à l'AFP Christian Saint-Etienne, qui avait participé à la rédaction du programme économique de l'ex-candidat à la présidentielle François Bayrou.
"Le MoDem a été instrumentalisé uniquement pour préparer les élections de 2012, et en cas d'échec celles de 2017, 2022, 2027", a-t-il regretté.
"Je n'ai pas rencontré Tiberi ni Panafieu"
"Par ailleurs, le MoDem à Paris est dans une situation de non transparence totale", a ajouté l'ex-candidat du parti centriste aux élections législatives dans la 2e circonscription de Paris, remportées par l'UMP Jean Tiberi.
Christian Saint-Etienne a cependant démenti une information du quotidien Libération, selon laquelle il devrait figurer en troisième position aux municipales sur la liste UMP conduite par Jean Tiberi dans le Ve arrondissement.
"Je n'ai absolument pas rencontré Jean Tiberi ni Françoise de Panafieu", chef de file UMP dans la capitale, a-t-il dit.
"Je me laisse plusieurs semaines pour réfléchir à ce que je veux faire", a ajouté Christian Saint-Etienne.
Têtes de listes connues début janvier
Il s'est dit prêt à étudier une éventuelle proposition de l'UMP. "De même que si le PS me fait une proposition. Mais pour l'instant personne ne m'en a fait".
Christian Saint-Etienne faisait partie des ex-candidats aux législatives sur lesquels la chef de file du MoDem à Paris, Marielle de Sarnez, aurait pu s'appuyer pour constituer ses listes.
Le député européen Jean-Marie Cavada a pour sa part accepté fin novembre de conduire la liste UMP dans le XIIe arrondissement de Paris.
Marielle de Sarnez a annoncé lundi que les vingt têtes de listes du MoDem à Paris seraient connues "dans les premiers jours de janvier", et non avant la fin décembre comme prévu initialement.
NOUVELOBS.COM | 19.12.2007 | 12:07 - (Avec AFP)
Lien vers l'article sur le site du Nouvel Obs
13:18 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, MoDem, Christian Saint-Etienne, Bayrou, Sarnez
16.12.2007
Héritier de l'UDF, le Nouveau Centre accueille deux nouveaux députés au sein de son groupe parlementaire
A l'occasion de son premier Conseil national, le Nouveau Centre, annonce que Thierry Benoit (député UDF d'Ile-et-Villaine) rejoindra bientôt le groupe, après l'apparentement de Pierre Lang il y a quelques jours.

Le Nouveau Centre, créé dans la foulée de la présidentielle par les bayrouistes ralliés à Nicolas Sarkozy, a voulu se poser en "héritier" de l'UDF, dimanche à l'ouverture de son premier conseil national.
"Si l'UDF a disparu, son prolongement aujourd'hui, c'est le Nouveau Centre", a affirmé le député des Alpes-Maritimes Rudy Salles, en ouvrant cette manifestation qui se tient deux semaines après le Congrès fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou.
"Le NC est le parti héritier de l'UDF", a renchéri le sénateur de Paris Yves Pozzo di Borgo.
Le NC a réuni "près de 8.000 adhésions en sept mois", a indiqué le député du Gard Yvan Lachaud devant plusieurs centaines de personnes (plus de 1.000 inscrits selon le NC) réunies à la Maison de la Chimie à Paris.
Le parti, présidé par le ministre de la Défense Hervé Morin, tiendra son premier congrès "en avril ou début mai", a ajouté M. Lachaud.
A cette occasion aura lieu l'élection du président et des structures dirigeantes du parti, dans des conditions "démocratiques", a-t-il indiqué.
"Nous n'avons pas envie d'un culte de la personnalité dans notre parti", a lancé M. Lachaud dans une pique à François Bayrou, souvent mis en cause par ses anciens amis pour son mode de gouvernance.
Le Nouveau Centre compte actuellement vingt députés et deux apparentés au sein de son groupe à l'Assemblée nationale.
Un 23ème député devrait bientôt le rejoindre, en la personne de l'ex-MoDem Thierry Benoit. "Il nous apporte tout son soutien et nous rejoindra dans les prochaines semaines", a indiqué le député d'Eure-et-Loir Philippe Vigier, disant relayer un "message" de son collègue d'Ille-et-Vilaine.
AFP - 16/12/07
15:55 Publié dans Le nouveau centre | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouveau Centre, UDF, Pierre Lang, Thierry Benoit, PSLE
06.12.2007
Jean-Louis Bourlanges : "L'Europe fait semblant..."
Entretien paru dans Le Monde le 1er décembre
Vous abandonnez votre mandat de député après dix-huit années passées au Parlement européen. Pourquoi une telle décision alors que l'Europe semble remise sur les rails après l'adoption du traité de Lisbonne ?
J'ai vécu au Parlement européen des moments très intenses. Nous avons eu le sentiment de contribuer à l'émergence d'un objet politique inédit, voire révolutionnaire. Un objet capable de permettre aux Etats nationaux constitutifs de l'Europe historique de répondre solidairement aux défis de la globalisation. Mais la phase historique qui va de la reconstitution du couple franco-allemand grâce à Valéry Giscard d'Estaing et à Helmut Schmidt jusqu'à la création de l'euro, dernière manifestation de la créativité franco-allemande, a pris fin quelque part entre la guerre d'Irak, l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie, les criailleries budgétaires et un élargissement bâclé. Aujourd'hui, l'Europe n'est plus en crise grâce au traité de Lisbonne. Elle a atteint un palier et elle continuera de fonctionner cahin-caha sans développement institutionnel et politique majeur pour au moins une quinzaine d'années. Elle va connaître ce que Keynes appelle un équilibre de sous-emploi. C'est faiblement exaltant.
Pourquoi ?
Parce que le nombre des membres, l'hétérogénéité des économies et des sociétés, le réveil des identitarismes et l'absence de menace extérieure forte et spécifique rendent extrêmement difficile tout progrès important. Le Parlement, comme d'ailleurs la Commission, a peu à peu cessé d'être le laboratoire d'une volonté commune pour devenir un simple lieu d'arbitrage entre intérêts nationaux, un double du Conseil. Du coup, il n'y a plus de moteur dans l'avion.
Pourtant, l'Europe a mis en commun son commerce, sa monnaie, son marché. N'est-elle pas devenue la puissance souhaitée par les Français et vous-même ?
La réponse est non. L'Union européenne a accompagné une évolution à mes yeux bienvenue vers plus de marché et plus de libéralisme. Mais la liberté des échanges et la concurrence non faussée, si utiles soient-elles, ne suffisent pas. Les politiques publiques, c'est autre chose !
Contrairement à une légende tenace, 90 % des politiques et 98 % des financements restent nationaux. Qu'il s'agisse de l'éducation et de la recherche, du droit du travail et de la protection sociale, de l'organisation administrative des territoires, de la justice et de la police, de la défense et de la politique étrangère et même, malgré Maastricht, des politiques budgétaires et fiscales, l'essentiel du pouvoir reste dans les Etats. Dans ces domaines, l'Europe fait semblant. Semblant d'être une solution aux yeux de ses promoteurs et, à l'inverse, d'être une menace aux yeux de ses adversaires qui lui attribuent abusivement la responsabilité de tous les bouleversements économiques, financiers, sociaux et culturels qui procèdent de la mondialisation.
Néanmoins, l'Europe s'est dotée d'institutions puissantes et sophistiquées...
C'est vrai. L'Union s'est dotée de tous les attributs d'une organisation fédérale démocratique : un gouvernement supranational, la Commission ; une chambre des Etats, le Conseil ; une assemblée supranationale élue au suffrage universel, le Parlement ; une cour de justice et une banque centrale. Il ne lui manque qu'une chose, les compétences correspondantes. Elle est donc surdimensionnée institutionnellement. Elle l'est d'autant plus que deux des principales compétences que lui ont concédées les Etats, la concurrence et la monnaie, sont dépolitisées. Assemblée politique d'une Union qui n'aime pas la politique, le Parlement européen, même s'il ne cesse de grignoter du pouvoir, fait trop souvent figure de porte-avions condamné à faire des ronds dans l'eau.
L'émergence de la Chine, de l'Inde, la menace énergétique et sur le climat ne vont-elles pas engendrer une volonté d'intégration plus forte ?
Dès lors que les Etats se sont arrangés pour garder dans leurs escarcelles l'essentiel des responsabilités politiques, ils ne peuvent envisager d'action commune que sous la forme d'une coopération classique entre gouvernements. Or celle-ci est incapable de donner naissance à des politiques traduisant une véritable ambition. Regardez le processus de Lisbonne en 2000 : on a défini des objectifs mirifiques qui devaient faire de l'Europe la puissance économique la plus compétitive du monde, et il n'en est pratiquement rien sorti puisque la réalisation de ces objectifs reposait exclusivement sur la capacité de chaque Etat à faire le travail chez lui. La valeur européenne ajoutée était quasiment nulle.
Au fond, la fin de l'intégration de l'Europe que vous décrivez est-elle si grave ? Comme le disent les Britanniques, elle a permis une modernisation économique et la paix. N'est-ce pas suffisant ?
Je ne crois pas. Ce que les Européens ne font pas pour eux-mêmes, personne ne le fera à leur place. Nous sommes, avec les Etats-Unis, les héritiers d'une civilisation et d'une culture originale et précieuse. Nous avons depuis un demi-siècle laissé les Américains défendre cet héritage commun. Aujourd'hui, les héritiers sont profondément divisés, incapables d'agir ici et incapables de réussir là-bas. L'Europe est wilsonienne, l'Amérique bismarckienne, et l'une comme l'autre sont tenues en échec. L'idée que cette double impotence puisse être sans conséquence pour l'avenir du monde en général, et occidental en particulier, suppose une bonne dose d'inconscience. Il est essentiel que les Américains prennent conscience des limites de la puissance étatique dans le monde postwestphalien qui est le nôtre et que, à l'inverse, les Européens renouent avec l'idée qu'il n'y a pas de politique qui vaille si elle n'est pas étayée par un rapport de forces durement établi et chèrement maintenu.
Certes, mais l'Europe garantit la paix, et les élargissements successifs ont été l'instrument d'une politique de puissance permettant de l'étendre...
Je suis de ceux qui pensent que ce n'est pas l'Europe qui a fait la paix, mais la paix qui a fait l'Europe. Je reconnais le caractère scandaleux du propos puisqu'il signifie, à rebours de ce que pensent les Français, que c'est la Pax Americana, la sécurité et la sérénité qu'elle a apportées aux Allemands, aux Français, aux Italiens et aux Bénéluxiens qui leur a permis de s'engager sans crainte sur la voie du rapprochement et de l'intégration. Aujourd'hui, l'Union européenne s'efforce de jouer vis-à-vis des peuples de sa périphérie le même rôle que les Etats-Unis vis-à-vis d'elle il y a un demi-siècle. Le problème, c'est qu'elle ne s'est pas donné les moyens de son ambition comme on l'a vu et comme on risque de le voir encore en Yougoslavie.Cette paix intérieure garantie ne conduit-elle pas d'ailleurs à un émiettement des Etats, comme on le constate en Belgique, voire en Espagne avec la Catalogne, le Pays basque, etc. ?
Il est vrai que l'Union européenne apporte à des entités infra-étatiques la possibilité d'une sécession sans risque. Ce n'est toutefois pas l'explication principale de la fragmentation actuelle. C'est la crise des grands systèmes idéologiques et des solidarités qu'ils généraient qui favorise ce foisonnement identitariste. Au lieu d'opposer l'Etat national et l'Union européenne, on serait bien avisé d'observer que c'est le même mouvement de refus du partage nécessaire à toute vie collective organisée qui fracasse les Etats nationaux et paralyse l'Union européenne.
Comment jugez-vous l'action de Nicolas Sarkozy en Europe ?
Je suis partagé entre l'admiration et l'inquiétude. Admiration de voir l'efficacité et la rapidité avec lesquelles le président français a contribué à sortir l'Union de sa crise et à réinstaller la France au coeur de la construction européenne. Inquiétude en revanche devant la désinvolture avec laquelle on aborde les questions budgétaire et monétaire et celle du respect de nos engagements envers nos partenaires. Le paquet fiscal de l'été dernier est le péché originel de la politique européenne du nouveau président. L'Union n'est pas un prolongement du jardin à la française et il ne suffit pas à la France de dire ce qu'elle veut pour que ce soit la volonté de tous. Je ne voudrais pas qu'on se fasse trop d'illusions sur les possibilités réelles de la présidence française. Le président de l'Union n'est pas le cocher de l'Europe. Il en est tout au plus l'honnête courtier. Il a les bras chargés des enfants des autres et ses propres enfants ne verront le jour que longtemps après sa présidence. Comme disait Berlusconi lors de son étrange discours devant le Parlement européen : "Six mois, c'est vite passé." L'Union n'atteint à la décision qu'après une longue période d'infusion. L'étoile européenne de Nicolas Sarkozy se perdra s'il se refuse à jouer avec le temps.
Votre démission du Parlement suit de quelques mois votre rupture avec François Bayrou. Quel est le lien entre ces deux décisions ?
Je ne me reconnais dans aucun des partis en concurrence. Ma famille politique, "sociale, libérale et européenne", qui a fait pendant vingt ans jeu égal avec le parti chiraquien, gît désormais à terre, tronçonnée en trois morceaux inanimés : entre l'UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l'UDF n'ont le choix qu'entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés. François Bayrou n'est pas le responsable exclusif de cette situation mais il y a contribué. Il chérit sa solitude comme on courtise une voyageuse de nuit et voit dans son exil intérieur la préfiguration providentielle d'un destin hors du commun qui lui vaudra demain le règne, la puissance et la gloire. Etonnant, non ?
Propos recueillis par Arnaud Leparmentier
LE MONDE | 01.12.07 | 12h57 • Mis à jour le 01.12.07 | 14h14
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00:24 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Europe, Bourlanges, Bayrou, Sarkozy
03.12.2007
André Santini : "Bayrou m'a tuer pourrait dire l'UDF"
Dépêche AFP
André Santini, président délégué du Nouveau Centre (ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy), appelle à "un Grenelle du centre" et critique durement François Bayrou, qui a fondé ce week-end son nouveau parti, le Mouvement démocrate (MoDem), dans une tribune au Journal du Dimanche.
"Bayrou m'a tuer pourrait dire l'UDF, dont l'acte de décès a été signé ce week-end à Villepinte", accuse M. Santini, pour qui l'UDF "se dissout dans le MoDem, un parti sans ligne politique, sans élus, sans vision, sans cohérence interne".
"En ce week-end de deuil, j'appelle à un Grenelle du centre, qui réunirait, de Bockel à Borloo, en passant par Robien ou Cavada, tous les centristes qui soutiennent Sarkozy", écrit-il.
"Face au hold-up des militants de l'UDF perpétré par Bayrou, je propose un rassemblement ouvert de tous les sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens", ajoute-t-il.
"Les municipales vont servir de test pour le MoDem. Je crains qu'il ne soit fatal. Entre l'alliance à gauche qui est proposée à Dijon, l'alliance à droite qui se prépare à Bordeaux, et le rien du tout de Paris, c'est l'opportunisme érigé en stratégie", accuse encore le secrétaire d'Etat à la Fonction publique.
23:40 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, UDF, Modem, André Santini, Bayrou, Centrisme
Disparition de l'UDF : pour Morin, le Modem est un "radeau de la Méduse" au service d'une "dérive personnelle"
Dépêche AFP
Hervé Morin, président du Nouveau Centre et ministre de la Défense, a estimé dimanche que le Modem de François Bayrou était devenu "un radeau de la Méduse" au service d'une "dérive personnelle totale".
Invité de Radio J, il a affirmé que François Bayrou, élu président de cette formation dimanche avec 96,8% des votants, "espère que le gouvernement échouera dans les cinq ans qui viennent et qu'il pourra récupérer les marrons du feu".
La démarche de M. Bayrou est de "tenter de devenir la première force d'opposition au gouvernement et à Nicolas Sarkozy", a-t-il dit.
"J'aimerais qu'on se pose la question de savoir pourquoi tout le monde ou presque a quitté le bateau" de M. Bayrou, a ajouté M. Morin.
"Il a réussi l'exploit de transformer un parti politique qui avait plus de parlementaires que le RPR en 1988 en un parti qui n'en a plus aujourd'hui que deux", a ajouté M. Morin.
Le président du Nouveau centre entend faire en sorte que sa formation, composée d'ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, "puisse exister de façon autonome", en s'appuyant sur "la famille de centre ou centre-droit", "qui a toujours existé en France depuis deux siècles au moins".
Il a souligné qu'il "tenait absolument à l'introduction d'une dose de proportionnelle pour l'élection des députés", "un point clé et capital de la réforme des institutions".
M. Morin a par ailleurs répété qu'il souhaitait "un vrai effort de réduction des déficits publics" à compter de la loi de finances pour 2009.
AFP - 02/12/07
23:34 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, UDF, MoDem, Morin, Bayrou
01.12.2007
Et Bayrou sacrifia l’UDF sur l’autel du Modem
Article paru dans Libération
UDF : parti politique né en 1978 et sabordé en 2007 à Villepinte, en banlieue parisienne. Pour une période transitoire de trois ans, la vieille formation centriste conserve un bureau de vingt à trente personnes chargés de préserver ses intérêts moraux, juridiques et matériels. Mais l’UDF a désormais laissé place au Modem, le parti politique de François Bayrou.
Les 1500 militants réunis vendredi au Parc des expositions de Villepinte ont voté à une large majorité (seulement 36 voix contre et 8 abstentions) une résolution stipulant que l’UDF est membre fondateur du Modem et que ses adhérents deviennent automatiquement membre d’un Mouvement Démocrate, né dans la foulée du succès de François Bayrou à l’élection présidentielle, avec près de 19 % des suffrages.
«Ce n’est pas forcément la solution qui me convenait le mieux. J’aurais préféré une structure fédérale, mais bon, l’essentiel est préservé», se satisfaisait Didier Bariani, conseiller de Paris, à l’issue d’un bureau politique de l’UDF convoqué juste avant l’ouverture officielle de ce congrès extraordinaire.
«Vieille terre». Pragmatique, le sénateur Jean Arthuis remarquait que le maintien de cette structure UDF était nécessaire pour percevoir les fonds publics attribués aux élus. Thierry Cornillet, député européen, a mis en garde contre la probable fuite programmée des élus locaux. «Je suis aussi très attaché aux stocks d’élus et de militants issus de l’UDF qui, je le crains, vont partir. Sans eux, tu n’aurais pas fait ton score à la présidentielle. Et puis il est normal que des gens soient fidèles à des alliances de centre-droit qui leur ont permis de décrocher un mandat. Prenons garde de ne pas saborder notre famille. Nous pourrions en avoir besoin pour survivre», a rappelé le parlementaire européen. Seul Thierry Benoît, député d’Ille-et-Vilaine, a pris ses distances avec le Modem. «Je t’avais dit, François, que nos chemins allaient se séparer le jour du congrès constitutif du Modem. Je te dis salut, pas adieu, parce que je pense que nous avons vocation à nous retrouver», a-t-il lancé à la tribune avant de quitter la salle. Mais la plupart des élus étiquetés UDF se sont montrés prêts à suivre «le gourou Bayrou». «Nous sommes la vieille terre. Il y a de la nouvelle graine. Nous allons produire ensemble», a même lancé, un brin bucolique, le sénateur du Rhône, Michel Mercier.
Les militants goûtent plus modérément cet hara-kiri de l’UDF au profit du Modem. «On se pose quand même des questions sur l’avenir, et surtout, on ne veut pas perdre l’identité de l’UDF. François Bayrou fait un peu cavalier seul. Le Modem à la sauce béarnaise, c’est de toutes les couleurs. S’il continue à s’isoler, ce sera sans nous», lâche une congressiste dans les couloirs.
«Fondation». François Bayrou veut, lui, «assumer la fondation de ce nouveau parti, assurer le renouvellement et rassurer ceux qui s’inquiètent». «J’ai aimé l’UDF. Mais je suis obligé de vous dire ceci: c’est une forme politique du passé. Il y a des moments dans la vie politique où le vieillissement de la forme empêche le jaillissement du fond. Il y a des millions de Français qui sont prêts à venir vivre cette nouvelle aventure avec nous. Mais ils ne seraient jamais venus, pour beaucoup d’entre eux, à l’UDF», a lancé François Bayrou qui, seul candidat à la présidence de ce parti, va en prendre officiellement les rênes aujourd’hui.
CHRISTOPHE FORCARI - Liberation - samedi 1 décembre 2007
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12:20 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Modem, UDF, Bayrou, Arthuis, Bariani, Thierry Benoit




