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28.11.2007
Bayrou et Sarnez à nouveau trahis : Thierry Benoit (UDF) quitte définitivement l'aventure modemiste.
Le député UDF de Liffré-Fougères n'adhérera pas au Mouvement des démocrates qui tient son congrès constitutif ce week-end à Paris.
Benoit-Bayrou, c'est fini. Contrairement à son ami Jean Arthuis (Ouest-France d'hier), Thierry Benoit, pourtant élu en juin dernier député de la sixième circonscription Liffré-Fougères sous l'étiquette UDF-MoDem, n'adhérera pas au Mouvement des démocrates qui doit être officiellement créé début décembre à Paris.
« Je ne le porterai pas sur les fonts baptismaux, nous a indiqué hier Thierry Benoit. Il y a un mois j'ai écrit une lettre à François Bayrou en lui indiquant que nos chemins allaient se séparer. »
Le 30 novembre, lors du congrès du parti centriste démocrate-chrétien, il plaidera « pour la survie de l'UDF ». Et si celle-ci résiste à la création du MoDem, il deviendra alors, sur le banc des non-inscrits, le seul député UDF de l'Assemblée nationale. S'il n'en reste qu'un, Thierry Benoit sera lui là... « UDF, canal historique »
Voilà qui clarifie une ambiguïté née entre les deux tours de l'élection présidentielle, quand François Bayrou déclare qu'il ne votera pas Sarkozy. Comme bon nombre de militants UDF attachés au centre-droit, Thierry Benoit, qui a voté Sarkozy, tique. C'est le début du désamour.
Inscrit en préfecture comme candidat UDF-MoDem aux législatives, le conseiller général de Fougères-sud fait campagne sous le seul label UDF. Il dit non à François Bayrou qui se propose de venir le soutenir sur ses terres du pays de Fougères. Mais cette ambiguïté lui permet d'être élu à la surprise générale face à l'UMP Marie-Thérèse Boisseau. Quand François Bayrou l'accueille à l'Assemblée nationale, Thierry Benoit joue le jeu pour ne pas désobliger le sénateur fougerais Philippe Nogrix, MoDem pur et dur. Mais il est déjà sur ses gardes...
La rupture est sans doute consommée dans les Landes lors de l'Université d'été du MoDem, théâtre d'une passe d'armes Bayrou-Benoit.
Cette clarification intervient sans doute au bon moment pour le député, inscrit dans une « logique de candidature » pour la mairie de Fougères.
Il souhaite convaincre l'UMP et sa leader municipale Isabelle Biard, de former une liste commune. Rien n'est fait. Mais ce positionnement enfin clairement à droite pourrait peut-être faciliter les choses.
Source : Blog Le Fond du Bocal
21:19 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, UDF, MoDem, Thierry Benoit, Bayrou
Robien : "Bayrou a massacré l'UDF"
L’ancien ministre UDF Gilles de Robien, qui souhaite un rassemblement de tous les centristes de la majorité, a estimé mercredi que François Bayrou, fondateur du Mouvement démocrate (MoDem), a "massacré l’UDF".
"Nous sommes plusieurs à rêver d’une nouvelle UDF alors qu’hélas, la candidature de François Bayrou (à la présidentielle) a massacré l’UDF", a déclaré M. de Robien à l’AFP. "Nous rêvons de reconstituer un grand centre ouvert à tous ceux qui partagent nos valeurs et s’inscrivent dans la majorité", a ajouté l’ancien ministre de l’Education, qui organisait mercredi soir à Neuilly (Hauts-de-Seine) une réunion de son club de réflexion "Société en Mouvement" (revendiquant 2.000 adhérents). Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, et le fondateur de "Gauche moderne", Jean-Marie Bockel, sont invités à participer à une table ronde intitulée "Réunir les centres ’". Sont également attendus André Santini et Valérie Létard (Nouveau Centre). M. de Robien n’assistera pas vendredi au congrès de l’UDF, appelé par François Bayrou à approuver la création du Mouvement démocrate (MoDem). "Jusqu’au 30 novembre", veille du congrès fondateur du MoDem, "je fais partie de l’UDF que je n’ai jamais quitté depuis presque 30 ans", a-t-il indiqué. Après, "mon parti c’est Amiens", a dit le maire de la ville picarde, qui conduira aux municipales une liste "de très large rassemblement".
28/11/2007-[17:14] - AFP
20:10 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Robien, Bayrou, UDF
20.11.2007
Le Nouveau Centre accède au financement public. Entre 880000 et 1,3M€ devraient lui être versés.
Lundi, le Nouveau Centre a confirmé avoir conclu une convention de financement avec notre partenaire polynésien Fetia Api.
Les députés et sénateurs doivent désormais se rattacher à cette formation politique pour qu'elle receuille le financement public, qu'elle reversera par la suite au Nouveau Centre. Selon Charles de Courson, trésorier du NC, le parti devrait ainsi obtenir un financement entre 880 000 et 1 300 000 euros. Cette solution ne serait que transitoire, pour l'année 2008, les députés centristes comptant sur l'adoption d'une réforme des modalités de financements des partis politiques dans la foulée de la réforme des institutions qui devrait aboutir au printemps prochain.
22:24 Publié dans Le nouveau centre | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouveau Centre, Fetia Api, Financement public, Charles de Courson
18.11.2007
20 000 personnes manifestent contre les grèves.
Communiqué de Stop la Grève
Manifestation contre les blocages des transports et des universités Près de 20 000 personnes ont répondu à l’appel de « Stop la grève » !
Pari gagné pour la manifestation parisienne des anti-blocages. En effet, malgré le froid et la poursuite de la grève dans les transports, ce sont près de 20 000 personnes qui ont répondu présents aujourd’hui, dimanche 18 novembre 2007, à l’appel des nombreux collectifs de la société civil, dont faisait partie « Stop la grève », contre les blocages dans les transports publics et les universités.
Alors que les manifestations de cheminots et des bloqueurs d’universités n’avaient réuni que 50 000 personnes sur l’ensemble du territoire, étudiants, salariés, usagers des transports publics ont ainsi pu, à travers pancartes, affiches et banderoles, se faire les porte paroles des millions de français attachés à la défense de la liberté de circuler et d’étudier.
Fort de cet incontestable succès le collectif « Stop la grève » appel d’ores et déjà tous ceux qui souhaitent exprimer leur ras le bol des blocages à le rejoindre au plus vite afin d’accroître la mobilisation conte les syndicats de cheminots, qui ont d’ores et déjà fait savoir que la reprise du travail dans les transports n’était pas à l’ordre du jour, et obtenir la mise en place d’un véritable service minimum dans les transports en commun.
Plus d'infos sur le site de Stop la Grève
23:23 Publié dans Réformes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Stop la grève, Retraites, Université
17.11.2007
Bayrou et Sarnez encore trahis : Cavada (UDF) sera bien candidat dans le XIIe, mais contre le MoDem
Article paru dans Le Figaro.
Cavada et Lagarde en tandem dans le XIIe
Le député européen UDF devrait conduire une liste de droite, en concurrence avec le MoDem.
Jean-Marie Cavada et Christine Lagarde. Ce devrait être le tandem de choc de la droite pour tenter de reconquérir le XIIe arrondissement, l’une des clés de la victoire aux municipales à Paris. Candidate UMP contre Bertrand Delanoë, Françoise de Panafieu devrait dévoiler mardi la liste de ses chefs de file dans les vingt arrondissements de la capitale.
Jean-Marie Cavada sait déjà à quoi s’en tenir. Lui qui rêvait de conduire une liste d’union MoDem-UMP a été formellement désavoué, tant par François Bayrou que par Marielle de Sarnez, candidate de l’UDF-MoDem à Paris. «Je ne peux pas être dans une stratégie d’autonomie et en même temps faire des listes d’union avec l’UMP », explique celle-ci. «La politique ne peut se faire que dans la clarté. Et la clarté, c’est vingt listes du Mouvement démocrate à Paris.»
Bayrou, qui a officialisé hier sa candidature à la mairie de Pau, se montre sévère à l’égard de l’ancienne star de l’audiovisuel entré en politique sous les couleurs de l’UDF et dont il a fait un député européen. «Cavada a successivement annoncé sa candidature à Montpellier, à Toulouse, à Strasbourg, à Saint-Dié. Il s’est présenté aux législatives dans le Val-de-Marne. Il se met aux enchères.» Bayrou avait une autre idée : que Cavada se présente à Neuilly, où il habite, contre David Martinon, porte-parole de l’Élysée. «Il aurait eu de réelles chances de victoire», estime-t-il. Un avis que partagent certains proches de Nicolas Sarkozy. Mais Cavada rêve d’être ministre, glissent ses détracteurs, et, à 67 ans, ne voulait pas courir le risque de mécontenter le chef de l’État. «Sarkozy lui a promis la Culture», avance-t-on au QG de Panafieu.
Botte secrète
Depuis des mois, Françoise de Panafieu cherche la botte secrète pour reconquérir le XIIe arrondissement, perdu aux municipales en 2001, puis aux législatives en juin dernier avec Arno Klarsfeld. Jean-Louis Borloo, avant la présidentielle, le très populaire champion olympique de judo David Douillet, la spationaute Claudie Haigneré ont été pressentis. Et enfin Jean-Marie Cavada.
Sarkozy l’a récemment reçu en tête-à-tête pour le convaincre de se présenter. Même si leurs relations se sont espacées, les deux hommes se connaissent depuis longtemps. Cavada a invité Sarkozy à plusieurs reprises dans son émission vedette «La Marche du siècle», notamment pour une spéciale consacrée à la prise d’otages de Neuilly. Les investitures parisiennes portent la marque de l’Élysée. Après Rachida Dati dans le VIIe, c’est le ministre de l’Économie Christine Lagarde qui devrait subir son baptême du feu électoral dans le XIIe, renonçant ainsi à se présenter au Havre.
Philippe Goulliaud |17/11/2007 | Mise à jour : 00:01
17:53 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Cavada, MoDem, Bayrou, Christine Lagarde, Panafieu
Jean-Louis Bourlanges (ex-UDF) défend les propositions du comité Balladur
Dans un entretien paru dans Le Figaro du 6 novembre, Jean-Louis Bourlanges (député européen proche du NC jusqu'au 1er janvier) défendait les propositions du comité Balladur face aux attaques de "Mephisto" Bayrou.
François Bayrou estime que le rapport du comité Balladur « accroît la dérive des institutions ». Qu'en pensez-vous ?
Les 77 propositions de notre rapport constitueraient, si elles étaient mises en oeuvre, la plus importante réforme de nos institutions depuis quarante-cinq ans. Elles modifieraient en profondeur l'équilibre des pouvoirs et des droits au bénéfice du Parlement et des citoyens. Je crois que le problème que pose notre rapport ne tient pas à sa timidité mais au contraire à son audace. Pour aboutir, il faudra désarmer la méfiance de ceux qui ne veulent rien changer et dont tout indique qu'ils ne sont pas prêts à baisser la garde.
Les propositions du comité reflètent-elles les demandes formulées par les centristes ?
Les centristes ont toujours été favorables au rétablissement d'un pouvoir parlementaire digne de ce nom. Ils ont donc toutes les raisons de se reconnaître dans notre rapport. La vieille garde du RPR ne s'y est d'ailleurs pas trompée, qui s'inquiète d'une orientation générale qui lui paraît pernicieuse. Et pourtant, au lieu de reconnaître l'évidence, François Bayrou isole arbitrairement 4 propositions sur 77, dont 2 ne sont même pas d'ordre constitutionnel, pour bâtir un réquisitoire trop systématique et trop enflammé pour ne pas paraître partisan. Comme le Méphisto de Goethe, François Bayrou fait chaque jour davantage figure « d'esprit qui nie tout ». Que Méphisto soit démocrate-chrétien, il y a erreur d'aiguillage !
François Bayrou juge la « faible » dose de proportionnelle « insultante »...
Sur deux points, la question de l'encadrement du pouvoir présidentiel de nomination et du changement de mode de scrutin, François Bayrou trouve que le comité Balladur ne va pas assez loin. Je serais prêt à en convenir s'il n'y avait pas quelque perversion à récuser un progrès sous prétexte qu'on pourrait mieux faire. Le président du MoDem fait semblant de ne pas comprendre que le mode de scrutin que nous proposons ne vise pas à introduire « une dose de proportionnelle ». J'observe qu'avec un tel système, le nombre des députés proches de François Bayrou, qui est aujourd'hui de 3, serait multiplié par 10. Je ne vois pas où est « l'insulte ».
Il critique vivement la présélection des candidats à la présidentielle par un collège de 100 000 élus.
C'est une mauvaise querelle. Nous ne proposons pas du tout l'institution d'un filtrage supplémentaire des candidats à la présidentielle. Ce filtrage existe aujourd'hui puisqu'il faut pour concourir obtenir 500 signatures sur un collège de 47 000 élus. Nous proposons seulement d'élargir ce collège à 100 000 pour le rendre plus représentatif, de remplacer le parrainage par un vote en bonne et due forme, car ce parrainage est déjà perçu par l'opinion comme un soutien et, surtout, de garantir le secret du vote de manière à soustraire les élus aux pressions et manipulations indignes dont ils sont l'objet. Pas de quoi fouetter un chat !
17:34 Publié dans Réformes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Bourlanges, Balladur, Bayrou, réforme constitutionnelle
Jean Arthuis (UDF) : "[François Bayrou] a présidentialisé à outrance la gouvernance du parti, parce qu'il ne pense qu'à 2012."
Interview de Jean Arthuis paru sur LePoint.fr
Jean Arthuis, sénateur UDF-Mouvement démocrate, appelle à un rassemblement de tous les centristes. Il s'explique au Point.fr.
Pensez-vous qu'il soit possible de rassembler les centristes sous une même bannière ?
Je suis très attaché au rassemblement de ma famille politique. La dispersion des centristes, qui s'est manifestée en 2002 et en 2007, doit cesser. Aujourd'hui, nous en payons le prix. Le MoDem a quatre députés à l'Assemblée, et il est complètement absent du débat. François Bayrou doit jeter ses rancoeurs à la rivière et tendre la main à tous les centristes. Quand je pense au Nouveau Centre, je ne vois pas bien ce qui nous différencie d'eux, et je les invite à rejoindre l'UDF-Mouvement démocrate.
Que reprochez-vous exactement à François Bayrou ?
Il a présidentialisé à outrance la gouvernance du parti, parce qu'il ne pense qu'à 2012. Tout le reste est devenu accessoire à ses yeux. Il a laissé partir bon nombre d'élus, pour fonder le Nouveau Centre, juste parce que ces derniers s'étaient rapprochés de Nicolas Sarkozy. C'est affligeant. Il semble oublier que, s'il a pu se présenter à la présidentielle, c'est grâce aux membres de l'UDF. Je pense que ceux qui négligent leur passé raccourcissent leur avenir. La preuve ? François Bayrou est aujourd'hui à la tête d'un parti sans élu. C'est tout de même singulier.
Envisagez-vous de quitter le MoDem pour le Nouveau Centre ?
Ce n'est pas à l'ordre du jour. Je ne vois pas pourquoi je quitterais ma famille politique, et je n'entends surtout pas en laisser les clefs à François Bayrou. Je reste à l'UDF-MoDem pour en dénoncer la présidentialisation et l'absence de vie démocratique. Par ailleurs, je pense que les petites chapelles ne peuvent pas nous aider à nous reconstruire. Je le répète, ce qu'il faut, c'est le rassemblement. Cela peut sembler utopique, mais il faut bien un peu d'utopie en politique.
Quels sont les enjeux du congrès extraordinaire de l'UDF et du congrès fondateur du MoDem, qui se tiendront les 29 novembre, 1 et 2 décembre à Villepinte ?
Il faut définir une ligne politique et établir un projet pour la France. Mais avant tout, il faut clarifier le mode de fonctionnement du parti. Aujourd'hui, au bureau politique de l'UDF, le vote se fait par acclamation, et non par délibération ! C'est insensé. En outre, il est anormal que François Bayrou ait le droit de nommer et de révoquer comme bon lui semble les membres du comité exécutif du parti. Ce qu'il nous faut, c'est une direction générale, des services, une organisation administrative, des réunions avec des ordres du jour et des comptes rendus... En somme, tout ce qui fait le fonctionnement d'un parti démocratique !
16/11/2007-09h27 - Propos recueillis par Charlotte Chaffanjon - Rubrique coordonnée par Valérie Peiffer - © Le Point.fr
Lien vers l'article sur LePoint.fr
00:09 Publié dans Centrisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, MoDem, UDF, Nouveau centre, Arthuis
15.11.2007
Les Jeunes Centristes se mobilisent pour la loi en faveur de l'autonomie des universités.

Après la loi portant autonomie des universités, à quand une loi en faveur de l’autonomie des syndicats étudiants ?
Les JEUNES CENTRISTES, mouvement des jeunes du NOUVEAU CENTRE, par la voix de son président Damien ABAD, dénoncent le mouvement étudiant de contestation, tant sur le fond que sur la forme.
En effet, contrairement à un certain nombre de revendications exprimées lors de la réforme du CPE, cette vague de protestations manque de crédibilité.
Sur le fond, nous nous étonnons du mouvement soudain de contestation qui s’empare de certains syndicats étudiants.
Nous constatons un changement radical dans les discours de nombreux syndicats étudiants par rapport à ceux tenus en Juillet dernier (lorsqu’ a été votée la réforme sur l’autonomie des universités) et déplorons le travail de désinformation de l’UNEF, de la Confédération étudiante et des groupuscules d’extrême gauche à destination d’étudiants qui ne connaissent pas la teneur réelle de cette réforme. L’amalgame volontaire et caricatural de notions, (« privatisation de l’université », « frais d’inscription à 3 000 € », etc.) fait ainsi office de repoussoir et fournit un prétexte au blocage des Universités.
Les JEUNES CENTRISTES souhaitent donc rappeler quelques vérités :
* La loi s’inscrit dans un contexte d’augmentation des moyens en faveur des universités :
o les crédits en faveur du logement étudiant augmentent de plus de 50% dans le budget 2008 (11 M€ contre 5,3 initialement) ;* Loin d’une « privatisation », la loi consacre le rôle de l’Etat comme partenaire et garant de l’université :
o le budget des universités augmentera de 50 % entre 2007 et 2012 (+ 1 Mds € en 2008) ;
o des moyens supplémentaires sont alloués aux étudiants : + 100 M€ pour la réforme des bourses, création de 30 000 bourses de mérite.
o les frais d’inscription sont fixés par l’Etat ;
o il n’y a pas de sélection à l’entrée de l’université puisque la loi consacre le libre accès en licence pour les titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent ;
o la loi consacre le caractère national des diplômes.
De surcroît, les JEUNES CENTRISTES constatent que ce volte-face des syndicats d’étudiants est étrangement synchronisé avec l’appel des syndicats de cheminots à la paralysie des transports en commun.
Le blocage des gares par les étudiants est la preuve de l’opportunisme de cette pseudo-alliance de circonstances.
Encore une fois, ce sont des jeunes qui sont instrumentalisés, récupérés et qui, au final, défendent des intérêts catégoriels injustes dont ils seront les premiers à payer le prix fort : dans la situation budgétaire actuelle, ces avantages spéciaux anachroniques ne peuvent en effet être préservés que par l’aggravation d’un endettement dont la charge reposera in fine sur les jeunes générations actuelles.
Les JEUNES CENTRISTES s’inscrivent contre la forme de cette mobilisation.
Les JEUNES CENTRISTES dénoncent ouvertement la prise en otage des étudiants à l’approche des examens partiels (en particulier celle des étudiants boursiers contraints dont les bourses sont conditionnées notamment par le suivi des travaux dirigés), le noyautage et les conditions antidémocratiques des Assemblées générales : refus de prévenir à l’avance de la tenue des AG, invitation massive de jeunes extérieurs à l’université, refus du vote à bulletin secret, refus de laisser la presse suivre les AG, traitement infligé aux adversaires du blocage, prolongement artificiel des AG – parfois plus de 6 heures - de sorte que les étudiants souhaitant se rendre en cours ne puissent prendre part au vote, etc.
Cette instrumentalisation régulière des étudiants décrédibilise la jeunesse, notamment au regard de nos amis européens. Elle ne parvient à ne proposer rien d’autre qu’une jeunesse de blocage, sans force de proposition.
Ainsi, contrairement à un certain nombre de revendications exprimées lors de la réforme du CPE, les JEUNES CENTRISTES estiment que ces mouvements de contestation, orchestrés par certains syndicats étudiants, ne sont justifiés ni sur le fond ni sur la forme et reposent sur des seules fins idéologiques.
Aussi, les JEUNES CENTRISTES, par la voix de leur président Damien ABAD, demandent la création d’une Commission d’enquête parlementaire sur la réalité des processus démocratiques au sein des AG étudiantes.
Dans l’immédiat, les Jeunes Centristes :
* invitent tous les étudiants à se rendre aux AG afin de permettre l’expression de la large majorité silencieuse ;
* demandent à chacun des responsables de mouvements jeunes politiques ou associatifs opposés à de tels blocages, de prendre leurs responsabilités et d’indiquer clairement leur opposition à de telles pratiques ;
* invitent les partisans du déblocage des Universités à se joindre aux manifestations en faveur du suivi des enseignements ;
* demandent la généralisation du vote à bulletin secret sur les campus, la publicité des débats et la prévisibilité des assemblées générales
Damien ABAD, Président des JEUNES CENTRISTES
Contact Presse :
Estelle TOULLEC: 01 40 63 69 60
postmaster@jeunes-centristes.org
22:20 Publié dans Jeunes Centristes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouveau Centre, Damien Abad, Réforme des universités
09.11.2007
Le Nouveau Centre trouverait un financement via Fetia Api
La formation polynésienne Fetia Api à laquelle le Nouveau Centre s'est associé, pourrait lui permettre d'accéder au financement public des partis politiques. Grâce aux règles plus souples prévues pour les formations politiques ultra-marines, et via un accord d'association, Fetia Api recevrait un financement de 932 274 euros annuels qu'elle reverserait ensuite au Nouveau Centre. Un montage complexe, "légal mais un peu limite" selon la Commission nationale des comptes de campagne, mais qui éviterait au NC de devoir devenir un parti associé à l'UMP.
Extraits d'un article paru sur Libération.fr
(...) Longtemps associée à l’UDF et présidée par Philip Schyle, [Fetia Api] bénéficie d’un financement public grâce à des règles plus souples outre-mer qu’en métropole. Il suffit en effet d’avoir présenté un seul candidat aux législatives pour décrocher les aides de l’Etat. Une condition remplie par Fetia Api qui disposait d’un candidat dans chacune des deux circonscriptions de l’archipel.
(...)
«Avec Fetia Api, on contourne la difficulté», s’amuse un des députés du NC. La formation polynésienne toucherait alors les 932 274 euros annuels du NC, et les reverserait ensuite au grand parti frère. Une manipulation autorisée. «C’est légal, c’est prévu mais reste que c’est un peu limite», a réagi hier, la commission nationale des comptes de campagne. Au sein même du NC, certains ont aussi jugé la ficelle un peu grosse. «Des interrogations ont effectivement été soulevées sur la manière dont tout cela serait perçu», confie Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis.
(...)
Jean-Christophe Lagarde persiste néanmoins : «Nous voulons exister financièrement de manière indépendante sans être obligé de s’associer avec le Modem ou l’UMP.» En attendant, les 21 députés néocentristes ont jusqu’au 30 novembre, date à laquelle ils doivent préciser à quel groupe ils s’affilient, pour trouver un généreux donateur.
20:37 Publié dans Le nouveau centre | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Nouveau Centre, Fetia Api, Jean-Christophe Lagarde
07.11.2007
Nicolas Perruchot démissionne de ses fonctions de porte-parole du groupe NC à l'Assemblée nationale
Sur le site de La Croix
Le député Nicolas Perruchot a démissionné mercredi de son poste de porte-parole du groupe Nouveau Centre. La veille, le maire de Blois avait profité de la venue devant leur groupe du secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, pour lui faire part « d’un certain nombre d’inquiétudes qui commencent à naître dans leurs circonscriptions concernant le manque de cohérence et de lisibilité du gouvernement ».
Sur la forme, Nicolas Perruchot avait évoqué un calendrier parlementaire « trop chargé ». Sur le fond, il avait souligné que « la question principale qui remonte du terrain est celle du pouvoir d’achat ». « Pour les Français qui souffrent le plus », l’augmentation du traitement du président de la République « reste incompréhensible », avait-il précisé.
Enfin, Nicolas Perruchot avait déploré « l’absence médiatique » du premier ministre François Fillon, l’exhortant à revenir « sur le devant de la scène ». Certains de ses collègues du Nouveau Centre, qui compte trois ministres (Hervé Morin, André Santini, Valérie Létard), s’étaient toutefois démarqués de ses critiques. « Personnellement, je ne souscris pas à ce type de déclaration », avait notamment prévenu Maurice Leroy.
Sur le site du Monde
Le député du Nouveau Centre Nicolas Perruchot a annoncé mercredi, dans un communiqué, qu'il démissionnait de son poste de porte-parole du groupe NC à l'Assemblée nationale.
"Le fonctionnement d'un groupe parlementaire nécessite un partage de vision et d'objectifs entre ses membres, et notamment entre le président et son porte-parole. Ainsi, n'étant manifestement pas sur la même ligne que François Sauvadet sur différents points, je lui remettrai ma démission de porte-parole du groupe mardi 13 novembre", explique-t-il.
"Je pense que le fait de relayer certaines réserves vis-à-vis de l'action de notre gouvernement, telles que celles-ci peuvent être perçues par une partie de l'opinion, ne remet en aucun cas en question mon soutien à la majorité présidentielle", souligne M. Perruchot dans son communiqué.
Le député-maire de Blois souhaite "bien au contraire mettre (sa) liberté d'expression au service de notre majorité".
"J'avais l'illusion de penser que cette liberté de parole était partagée par mes collègues du Nouveau Centre, il n'en est rien", regrette-t-il.
M. Perruchot précise qu'il "assume personnellement" ses propos sur "le manque de cohérence de l'action du gouvernement", "les difficultés sur le pouvoir d'achat ou l'évolution du salaire du président de la République".
"Une partie du groupe présent ce matin étant vraisemblablement en désaccord avec moi sur ce constat, je ne souhaite pas les associer à mes propos", ajoute-t-il, en regrettant que certains voient dans le fait de "relayer certaines réserves" un "outrage".
M. Perruchot estime que "l'utilité politique" des députés NC "ne se fera pas uniquement dans une attitude trop systématiquement similaire à celle du groupe UMP".
"Le soutien que nous nous devons d'apporter au président de la République et à son gouvernement impose le respect de toutes les sensibilités et donc de toutes les expressions, même critiques", ajoute-t-il.
Lien vers l'article
23:26 Publié dans A l'Assemblée nationale | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Nouveau Centre, Perruchot, Sarkozy, Fillon




