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18.09.2007
Réforme des régimes spéciaux : le NC sera force de proposition
Saluant l'initiative du président de la République, le Nouveau Centre rappelle néanmoins que l'objectif doit rester l'instauration d'un régime unique commun aux secteurs public et privé. Plutôt qu'un décret, le NC souhaite également que cette réforme, en plus de sa négociation avec les partenaires sociaux, fasse l'objet d'un véritable débat au Parlement.


François Sauvadet, Jean-Luc Préel et Charles de Courson ont réagi à propos de la réforme des régimes spéciaux suite à l’allocution du chef de l’Etat :
"Le Chef de l’Etat vient de préciser les conditions dans lesquelles il compte engager la réforme des régimes spéciaux de retraite, et a réaffirmé son souci d’accorder toute sa place au dialogue social, ce dont se félicite le Nouveau Centre qui a toujours été attaché à un dialogue social de qualité ouvert et responsable.
Pour le Nouveau Centre, l’alignement des régimes spéciaux sur le régime de la fonction publique annoncé par le Président de la République ne doit constituer qu’une étape vers la mise en place à terme d’un grand régime unique pour tous les salariés du privé et du public sur la base du régime général. Nous souhaitons l’alignement progressif du régime des fonctionnaires de l’Etat vers le régime général et à terme l’extinction des régimes spéciaux.
Cette réforme est voulue par les Français qui aspirent à davantage d’équité et de justice dans la prise en compte des retraites. Il appartiendra aux partenaires sociaux d’en déterminer les modalités concrètes et la prise en compte de la pénibilité. Le Parlement doit être associé très étroitement à la définition des objectifs.
Afin d’offrir à nos concitoyens la liberté de choisir l’âge de leur retraite, nous prônons l’instauration d’un régime de répartition par points (pour le privé et le public) afin de mettre en œuvre la "retraite à la carte".
Le Nouveau Centre souhaite une vision globale de la réforme indiquant clairement notre volonté commune d’aller vers une plus grande justice."
François Sauvadet, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale
Charles de Courson, Député NC de la Marne
Jean-Luc Préel, Député NC de Vendée.
20:40 Publié dans Réformes | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, régimes spéciaux, Nouveau Centre





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Commentaires
Le NC s'honorerait, dans le débat sur les régimes spéciaux, à déposer un amendement pour que le régime de retraite des parlementaires soit lui aussi aligné sur le régime général des salariés.
C'est probablement symbolique, mais il est des symboles importants quand on parle d'équité entre citoyens. Le seul parlementaire que j'ai entendu s'exprimer clairement pour l'abolition du régime de retraite des parlementaires est Wauquiez... de l'UMP.
Ecrit par : Bertrand | 18.09.2007
Je sais, cela n'a pas grand rapport avec le problème des retraites (quoi que...), mais concernant le problème de la (faible) croissance française, le Nouveau Centre considère-t-il, comme le fait Sarkozy que la majorité actuelle n'est en rien responsable de la croissance 2007 ("je n'y suis pour rien") et peu responsable de celle de 2008 ("on va essayer") ?
Aurais-je raté un épisode ? Il m'avait pourtant semblé que le précédent gouvernement était entierrement issu de la même majorité. J'avais même noté que le numero 2 de ce gourvernement s'appelait Nicolas Sarkozy, celui-là même qui était Ministre des finances, du budget et de l'industrie en 2004.
J'aimerais entendre Courson ces temps-ci...
Ecrit par : Bertrand | 21.09.2007
Sur les régimes spéciaux, sauf erreur de ma part, il est bien question de les aligner tous de la même façon. Y compris ceux des parlementaires. On parle surtout de ceux du secteur "para public" (transports et énergie), mais je crois que l'intention du gouvernement est bien de tous les traiter.
Sur ton deuxième commentaire, je ne crois pas que certains membres du gouvernement, comme Bernard Kouchner, JP Jouyet, Fadella Amara, Martin Hirsch faisait partie de la majorité précédente. Je ne crois pas non plus que Nicolas Sarkozy ait eu une influence véritable sur la politique économique menée par un certain Dominique de Villepin. C'est vrai que sa formule est un peu facile, et il est vrai que la majorité n'a pas changée. Mais de là à mettre un signe égal entre Chirac/Villepin et Sarkozy...
Ecrit par : Bob | 21.09.2007
... c'est vraiment ce qui s'appelle fuir ses responsabilités.
On sort de 5 ans de gouvernement UMP, avec un parlement à majorité absolue UMP, et un numéro 2 du gouvernement qui était en même temps le patron de l'UMP. Et qui était par ailleurs patron de Bercy pendant un temps de la mandature.
...et il vient benoîtement nous expliquer à la télévision qu'il est totalement étranger à ce gouvernement là, dont les résultats ne le concerne même pas.
Pas très courageux. Si la politique économique de 2007 verra ses résultats à partir de 2009, comment se fait-il que la politique économique de 2004 - lorsqu'on avait un grand Ministre des Finances - aboutisse à un résultat calamiteux en 2007 ?
Ecrit par : Bertrand | 21.09.2007
C'est une très bonne idée de mettre fin à tous les régimes spéciaux sans exception
Sur la croissance, les seuls propositions véritablement sensées pour relancer la croissance durablement ont été présentées par Christian Blanc dans son rapport sur les pôles de compétitivité puis dans son livre "la croissance ou le chaos" où il fait des propositions opérationnelles pour mettre en oeuvre la stratégie de Lisbonne
Je n'ai jamais compris que F Bayrou, contrairement à S Royal et N Sarkozy se soit complétement désinteressé du sujet
Parce que l'économie ne l'interesse pas (apparemment, il n'y comprend que pouic) ou parce qu'il ne voulait surtout pas valoriser un possible concurrent (s'il est parano)?
Ecrit par : Gérard | 21.09.2007
Décidément, cela serait comique si cela ne tournait pas au grotesque. Deux mois à peine après avoir fait voter le projet TEPA (dont le coût, dixit le gouvernement, est de 15 milliards/an) le Premier Ministre nous annonce aujourd'hui qu'il est "... à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite" !
Attendons encore quelques jours, et nous apprendrons sans doute que personne, au sein de gouvernement actuel, ne se sent responsable de cet état de fait puisque ne n'était pas eux aux responsabilités avant mai 2007 ! (C'est la nouvelle doctrine Sarkozy, ça)
Ecrit par : Bertrand | 21.09.2007
François Fillon, le 21/09/07 :
"Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer"
Peut-être qu'un de ses amis du Nouveau Centre (Courson ?) devrait expliquer à notre Premier Ministre que ce n'est pas "l'Etat" qui vote le budget, mais plutôt les parlementaires.
Et au passage, lui rappeler que sur ces 25 derniers budgets en déséquilibre, lui-même, en qualité de député puis de sénateur, a bien dû en voter une quinzaine... quand il n'a pas participé, en qualité de ministre, à leur élaboration.
Je sais bien que l'équipe gouvernementale essaye depuis peu de faire croire qu'ils n'ont jamais tenu les rênes du pouvoir, mais... sur ce coup-là, même avec beaucoup de com., ça risque d'avoir du mal à passer dans l'opinion.
Ecrit par : Bertrand | 22.09.2007
à Bertrand
Concernant ta dernière remarque, je pense que tu as définitivement ratée l'essentiel de ce qui s'est passé lors de la dernière élection présidentielle. Si les Français avait assimilé Sarkozy précédente, il n'aurait pas été élu. C'est la grande victoire de Sarko que d'avoir réussi à se déconnecter du bilan des années Chirac...
Crois-tu que les Français assimilait Chirac aux années Balladur en 1995 ? Ou que Jospin, en 97, portait toujours aux yeux des Français l'héritage des 14 ans de mandats de Mitterrand ??
Donc tu trompes, tout cela va très bien passé dans l'opinion, car cela est déjà passé au mois de mai dernier, et d'une certaine façon pendant toute la durée du mandat de Chirac où Sarko à construit son image de futur président.
à Gérard
Tu as raison, le vrai point faible de Bayrou c'est l'économie et il est également vrai qu'il n'a jamais réussi à mettre en avant des membres de son équipe qui viendrait compenser ces lacunes. A part peut-être Pebereau... C'est d'ailleurs ce qui explique en partie son échec. Un candidat qui n'est pas suffisamment crédibles sur les questions économiques a toute les difficultés à répondre aux attentes des électeurs, qui placent ces question parmi leur toutes premières préoccupations.
Ecrit par : Bob | 23.09.2007
@ Bob,
j'ai sans doute définitivement raté l'essentiel de la dernière élection, n'étant pas doté comme toi, d'un esprit aussi brillant et capable d'analyses d'une finesse rare, mais je constate juste, quelques mois après l'élection et à mon humble niveau, deux ou trois choses.
Certes, Sarkosy a réussi durant la campagne à se dédouaner des années Chirac. Mais tout est désormais en place pour que cette stratégie lui revienne en pleine figure comme un boumerang. Non sous les coups de boutoir d'une gauche inaudible, mais grace à ses propres amis.
Fillon se dit "à la tête (!!!) d'un état en faillite". Faire le coup de l'héritage, c'est bien... sauf quand les prédécesseurs étaient le trio "Rafarin-Sarkozy-Fillon", suivi du duo "Villepin-Sarkozy"..
En attendant, Villepin, avec une certaine efficacité médiatique, vient rappeler que le précédent gouvernement, non seulement obtenait de meilleurs résultats, mais en plus était bien issu de l'UMP. Seguin - qui n'est pas le pire gauchiste qui soit - fait entendre sa voix, fort différente de celle de la majorité et se demande à quoi a bien pu servir le paquet fiscal. Jouyet, simple secrétaire d'Etat, vient dans les médias pour corriger son "formidable" Premier Ministre. Même Boutin prend la parole pour se dire "choquée" par certaines mesures gouvernementales... Et je ne reviens même pas sur même pas sur les cas Kouchner ou Hirsch (qui demande aux sénateurs de ne pas laisser passer le texte sur l'ADN). Accoyer, lui, réagit à une « piste » de la commission Balladur visant à la suppression du poste de Premier Ministre en répliquant qu’il faut que « Sarkozy puisse à tout moment faire sauter Fillon » ! On a vu des stratégies plus efficaces pour souder une majorité.
… mais, bon, rien ne t’interdit de rêver et de penser que les Français ne voient rien, n’entendent rien et que si on constate un baisse sévère dans les sondages du couple Sarkozy/Fillon, c’est probablement parce que les instituts qui les font ont tous été rachetés par la gauche.
Ecrit par : Bertrand | 24.09.2007
à Bertrand
Votre problème est effectivement que le débat se déroule en ce moment plus à l'intérieur de la majorité qu'entre la majorité et les oppositions. Qu'il s'agisse des points de vue de Bayrou ou du PS, les déclarations ne sont que bien peu reprises par la presse.
La sortie de Fillon peut être jugée maladroite, mais elle a le mérite de mettre les pieds dans le plat. C'est la deuxième fois qu'il le fait en peu de temps. Cela agite bcp les médias et le monde politique. C'est donc le gvt qui garde la main sur les sujets qui sont mis en débat, et je ne crois pas que cela le desserve, ni desserve Sarko au final. Parce que l'essentiel dans tout cela, c'est que les Français savent bien qu'il ont élu un chef, et que tant que le chef n'a pas parlé, rien n'est tranché. Alors après que les collaborateurs et autres subordonnés disent une chose ou une autre...
Nous ne sommes pas dans la situation d'un Jospin, travaillant en équipe et avec une majorité composite que l'on annonçait dès 97 suscpetible de sauter avant la présidentielle de 2002. Nous sommes dans une séquence où le Président a été très bien élu. Sur un mandat clair et en connaissance de cause. Les députés de la majo lui doivent leur réélection et la majo n'a qu'un seul pilier : l'UMP. Tout cela pour dire que s'il y a cacophonie, tout cela ne peut pas porter - politiquement parlant - à grand chose.
Après sur la baisse sévère dans les sondages, je ne crois pas que l'on puisse en être assuré. Pour l'instant, il y a des sondages assez contradictoires et Sarko (et m^me Fillon) restent à des niveaux très élevés. Et puis, la popularité est une donnée relative. On le voit bien avec Bayrou ou Kouchner. Une forte popularité ne suffit pas pour être véritablement audible.
Après, je ne rêve de rien. Je fais juste le constat que les Français font bel et bien la distinction entre l'ère Chirac et l'ère Sarko. Là où ce dernier se trompe certainement lourdement, c'est quand il pense pouvoir n'être jugé sur la croissance qu'en 2009, comme il l'a demandé lors de son "interview" de jeudi soir. Quand on tient comme lui un discours du type "avec de la volonté politique, tout devient possible", il va être bien difficile de faire patienter les Français sur des sujets comme le pouvoir d'achat ou la santé économique du pays.
Et puis, encore une fois, tant que l'opposition se réduit à Ségo "Jeanne d'Arc"* Royal et à François "je suis tout seul"* Bayrou, Sarko n'a pas trop d'inquiétude à avoir...
* c'est bien sûr très réducteur, mais c'est le message qui passe dans les médias depuis la présidentielle
Ecrit par : Bob | 24.09.2007
Tu sais quoi ? J'adore les ralliés de la dernière heure car ils sont souvent plus royalistes que le roi, ou plus Sarkozystes que l'UMP.
C'est quand même génial de pouvoir lire que les tensions au sein même de l'UMP sont signe que tout va le mieux du monde ! Le Premier Ministre vient benoîtement nous expliquer que les gouvernements précédents, auxquels il a participé ou qu'il a soutenu, ont ruiné le pays... et les adhérents Nouveau Centre nous disent que c'est absolument génial ! Ce qui est comique c'est que les mêmes nous ont expliqué pendant 5 ans que la situation ne cessait de s'améliorer. (A croire qu'ils nous auraient menti).
Je comprend l'angoisse de certains UMP. Ca va pas être facile à défendre comme position lors des municipales. "Votez pour nous : depuis 5 ans, le pays n'a jamais été aussi endetté et la croissance aussi mauvaise. On parle même de faillite. Alors hauts les cœurs et continuons de l'avant !"
Comme disait Courson hier sur une radio : "La TEPA, c'est 15 milliards d'euros de rentrées fiscales en moins en année pleine. Les économies réalisées grace au non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2 (ou 3 cette année), c'est 250 millions d'euros de dépenses en moins. Il n'y a pas le compte !" Ca, c'est sûr !
Ecrit par : Bertrand | 24.09.2007
BERTRAND:
"j'ai sans doute définitivement raté l'essentiel de la dernière élection, n'étant pas doté comme toi, d'un esprit aussi brillant et capable d'analyses d'une finesse rare, mais je constate juste, quelques mois après l'élection et à mon humble niveau, deux ou trois choses".
CULTE ! En fait t'es parti bouder qlq jours, mais tu reviens plus en forme que jamais :-D
Non par contre, je ne vois pas en quoi pourquoi tu tapes sur Fillon ! Il a raison ! Depuis 1981, la dette ne va plus/ ENcore heureux qu'il le reconnaisse. Par contre, nous savons tous qu'il n'adopte pas les meusres pour y remédier.
Mon combat principal est celui de la dette: je ne vais pas taper sur qn qui dit, même s'il ne fait rien "on n'a plus un rond" car c'est la vérité...
Ce n'est pas parce que le PSLE dit que le soleil est jaune qu'on doit dire qu'il est bleu.
Ecrit par : Jeune MoDem 31 | 24.09.2007
JM31,
je ne tape par sur Fillon parce qu'il dit subitement que les problèmes financiers que nous connaissons sont plus qu'inquiétants. Par contre je trouve amusant qu'il vienne nous expliquer que la France est en "faillite", d'un seul coup, le 22 septembre !
Si ma mémoire est bonne, j'ai souvenir que durant une campagne présidentielle récente, un candidat en particulier avait mis en avant le problème de la dette. Et à chaque fois qu'il abordait le sujet, le candidat de l'UMP lui répliquait que le problème n'avait absolument rien de dramatique, et que la croissance très rapidement, allait résoudre tout cela.
Il n'aura pas fallu 6 mois pour passer du "problème mineur" au terme "faillite" (ce qui n'est pas vraiment neutre parlant de l'Etat).
C'est vrai qu'entre temps, la croissance promise n'est pas arrivée. C'est vrai aussi qu'entre temps les comptes se sont encore dégradé. Mais c'est vrai aussi que certains textes furent votés, dont le coût annuel (ou plutôt le manque à gagner pour l'Etat) avoisine les 15 milliards (tiens, ça correspond peu ou prou au déficit annoncé de la sécu !).
Je trouve ça un tantinet enervant quand on baisse par exemple les droits sur les successions (en faisant croire que cela touche tout le monde alors que 90% des successions de donnent lieu à aucune taxation), que cette mesure qui touche les 10% les plus fortunés représente un manque à gagner pour l'Etat de 2,2 milliards d'euros/an (chiffre donné par Christine Lagarde)... et qu'en même temps on instaure un système de franchise sur tous les actes et achats médicaux... franchise qui elle, touche absolument tout le monde.
Tiens, à titre d'information :
http://www.inegalites.fr/spip.php?article719
C'est sa vision de la justice sociale qui est inacceptable chez Fillon, pas son diagnostic.
Ecrit par : Bertrand | 24.09.2007
Alors là je suis d'accord avec toi !
Tu sais, j'ai une toute nouvelle théorie: outre les députés PSLE - on a assez parlé d'eux, de leur pseudo démarche - je crois que bcp à l'UMP sont inquiets pour le devenir du pays et peut-être Fillon le premier...
La droite, et le centre droit sont assez faibles de caractère: ils ne disent rien tant que Sarkozy rêgne sur ses sommets, le jour où il descendra, les coups viendront plus de son "camp" que du PS, inaudible, absorbé par telle ou telle élection locale...
Ecrit par : Jeune MoDem 31 | 24.09.2007
JM31,
je ne suis pas loin te rejoindre sur ton dernier point.
Le PS est dans le coma pour au moins 5 ans (même si je sais que cette idée déplait fort à Bob), donc absolument rien à attendre de ce coté là au niveau national. (Au niveau local la problématique n'est pas du tout la même, d'autant plus que le gouvernement semble tout faire actuellement pour offrir la victoire aux municipales au PS).
Reste donc, pour "corriger" certains effets du Sarkozysme, l'UMP et le MoDem. L'UMP parce que paradoxalement la majorité absolue qu'ils détiennent les fragilisent dans leur unité et que de plus en plus de voix discordantes vont chercher à se faire entendre. D'autre part, en dehors des députés "godillots", existent aussi à l'UMP des élus qui - que cela soit pour des raisons électorales, politiques ou morales - goutent modérément le style de gouvernement Sarkozy-Fillon. Et le MoDem parce qu'il se retrouve un peu involontairement, vu l'état de déliquescence du PS et sa disparition en tant que force d'opposition cohérente, à jouer ce rôle d'opposition constructive.
Morin d'ailleurs ne s'y trompe pas, qui présente désormais le MoDem comme l'opposant "majeur". Pour un parti qui n'a que 4 députés et dont le même Morin expliquait il y a 3 mois qu'il ne représentait absolument plus rien, c'est lui faire beaucoup d'honneur !
Au passage, on peut noter que 6 mois après l'épisode Présidentielle, la personnalité politique donc les Français souhaitent en priorité qu'elle "joue un rôle important à l'avenir" est un certains Bayrou. Et cela devant désormais tous les membres de la majorité mais aussi tous les leaders de l'opposition "de gauche". Situation amusante...
( Au passage d'ailleurs, Bayrou devrait remercier Fillon de sa sortie récente. Il ne pouvait y avoir meilleur avocat pour crédibiliser vis à vis de l'opinion publique son discours concernant l'état des finances. Par contre, je ne suis pas sûr que c'était là son objectif ! )
Par contre, autant certains UMP peuvent avoir une véritable influence (Méhaignerie, Pinte, Goulard, pour n'en citer que trois) parce que ne devant rien à Sarkozy ils peuvent s'exprimer aussi librement qu'ils le souhaitent ; autant la capacité d'influence du NC, pour la raison exactement inverse, est totalement nulle. La fameuse "influence centriste" s'est très vite effondrée lors des premiers votes au parlement, et à l'extérieur de celui-ci, si on entend fort bien Christine Boutin ou Etienne Pinte quand ils affirment leur opposition à certaines dispositions concernant les textes sur le regroupement familial, on entend rien de ce que dit le NC tout simplement parce qu'il dit en même temps une chose ("on n'est pas d'accord !") et son contraire ("...mais bien entendu on votera quand même le texte"). Bref, tout pour être totalement inaudible. Et ce n'est surement pas la brillante (!!) prestation de Morin à la Défense qui risque d'y changer quelque chose.
Ecrit par : Bertrand | 24.09.2007
Bertrand, je te rejoins tout à fait.
Au fait, j'ai un billet qui t'es en partie destiné et qui va sortir demain ou jeudi-vendredi, tu risques de ne pas être déçu ;-D
Ecrit par : Jeune MoDem 31 | 25.09.2007
JM31,
je crains le pire !
Ecrit par : Bertrand | 25.09.2007
a Bertrand et JM31
Sympathique votre petit échange. Je vois que quand on laisse deux MoDem discuter entre eux, ils finissent par tomber d'accord (impensable non ?) et qu'ils sont d'accord pour dire que François Bayrou est le premier opposant du gvt, la personnalité préférée des Français, que le PS est dans le coma (ah, changement, jusqu'ici il devait mourir et exploser), l'UMP trop nombreuse pour demeurer unie et le NC bien sûr piégé à son propre piège...
Quel monde merveilleux vous nous décrivez là... Et quel dommage que cette situation idyllique n'arrive qu'aujourd'hui, et pas à la mi avril 2007... Dites-moi, à vous lire, on en oublierait deux faits majeurs. D'abord, qu'un certain Nicolas Sarkozy a été élu président. Ensuite, qu'il progresse encore en popularité dans le dernier sondage sorti après son intervention de jeudi...
Alors, j'espère que ça changera dans les mois à venir, mais je crois bien qu'aujourd'hui, qu'il s'agisse des déclaration de Pinte, Méhaignerie, Bayrou, Morin, Courson, Hollande ou Royal... les Français s'en foutent. Ils ont encore envie de faire confiance à Sarko et ne prêtent pas une oreille très attentives aux critiques. Qu'elles soient amicales ou systématiques.
Ecrit par : Bob | 25.09.2007
... ben décidément je sais pas si tu as passé une mauvaise journée ou si tu digères mal, mais aujourd'hui ca va pas !
Pourtant tu devrais être heureux comme tout, Bob. Regarde, Sarkozy est Président ; le gouvernement est "formidable" ; le Nouveau Centre est au gouvernement ; Morin est un ministre (presque) formidable lui aussi ; ton parti se développe à vitesse V ; les municipales s'annoncent une promenade de santé pour vous ; les finances sont au mieux ; la croissance n'a jamais été aussi florissante ; etc ; et malgré tout cela je te sens aigri !
Qu'est-ce que ce pessimisme qui te fais "espérer que cela changera" ! Eh, reprend toi, Bob. Si ton continues comme cela on va croire que tu doutes.
Si c'est ça l'ambiance au Nouveau Centre, ça donne pas trop envie. J'ai l'impression qu'on se marre quand même un peu plus coté MoDem ces derniers temps.
ps : t'as remarqué, deux MoDem qui discutent finissent par tomber d'accord. Moi j'ai écouté récemment tour à tour Sauvadet, Perruchot, Lachaud et Dionis... et ils n'étaient d'accord sur rien !
Ecrit par : Bertrand | 25.09.2007
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